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 sunday morning - max

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MessageSujet: sunday morning - max   Sam 12 Mar - 22:32

Le bacon grésille dans la poêle. Dimanche matin - 13 heures, mais matin tout de même - chez les Kilmister. Dans la chambre, Max dort toujours à poings fermés. Il faut dire que le Born to Lose un samedi soir, c'est la promesse d'une grasse matinée digne de ce nom le lendemain. Dans la cuisine, c'est Louisa qui s'active et Archie qui salive : l'odeur de bacon grillé est une véritable torture pour ses sens. "Arrête, c'est pas pour toi ! Espèce de dalleux." La brune sourit, malicieuse, bien consciente que l'animal ne se calmera pas pour autant. Vêtue d'un simple débardeur et d'une culotte, madame Kilmister a décidé de prendre soin de son homme ce matin. C'est qu'elle souhaite que les tensions de ces derniers temps soient mises de côté pour un moment. Elle veut se rattraper un peu, rappeler qu'ils ont beau ne pas vouloir la même chose maintenant, elle l'aime toujours autant. Au tour des oeufs brouillés à présent. Un plateau est déjà garni de deux verres de jus d'orange - du vrai jus d'orange, naturellement - et de deux tasses - une de café pour lui et une de thé pour elle. Ne manquent plus que les fameux bacons et oeufs brouillés. Maligne, elle a laissé la porte de leur chambre ouverte. L'estomac de Max ne tardera sûrement pas à le réveiller. Enfin, la belle termine le tout et entreprend d'apporter le petit-déjeuner à son époux. Admirez l'artiste : c'est qu'il faut en être une pour parvenir à ne pas se prendre les pieds dans un Archie rendu fou par les effluves environnantes. Enfin, elle entre dans la chambre. Le plateau est déposé en sécurité sur le bureau. C'est qu'elle ne veut pas d'accident et en l'occurrence, l'animal est à deux doigts de perdre les pédales. Et elle ne veut pas que Max renverse tout en se redressant un peu trop brusquement. Louisa s'asseoit doucement sur le lit, aux côtés de son mari. Ses longs cheveux bruns tombent en cascade dans son dos. Sa main se tend délicatement vers son visage, s'arrête quelques secondes. Elle veut éloigner toutes les tensions entre eux, mais elle ne peut s'empêcher de craindre qu'elles reviennent inlassablement. Elles le feront. Tant que le problème ne sera pas réglé, elles camperont sur leur place, indélogeables. Le hic étant que Louisa craint toujours trop de révéler la vérité. C'est avouer trop de faiblesses et surtout, c'est lui asséner un véritable coup de massue. Elle, elle s'est faite bien malgré à elle à l'idée qu'elle n'aurait très probablement jamais d'enfant. Comment le lui annoncer, à lui ? Mais elle ne supporte pas d'avoir cette impression de s'éloigner de lui. Elle ne supporte pas cette distance qui s'installe, ces yeux parfois teintés d'incompréhension et de reproches. C'est de sa faute. Mais sa main vient finalement caresser sa joue. Ses lèvres viennent se poser délicatement sur son front. Ses cheveux chatouillent son visage. Max se réveille, accueilli de son retour du pays des songes par sa femme qui lui sourit et un petit déjeuner servi au lit. "Café, bacon et oeufs brouillés. Bon dimanche !" Les rideaux sont encore fermés : elle ne veut pas que la lumière l'aveugle et préfère laisser à ses beaux yeux le temps de s'habituer. Louisa se redresse pour lui apporter son plateau, en profitant pour s'asseoir sur lui en même temps, se saisissant de sa tasse de thé. "Il est 13h passé. C'aurait été dommage qu'on profite pas du dimanche tous les deux !" C'aurait été dommage, oui. Le sourire de la belle se fait toujours aussi doux. La tasse entre ses mains est portée à ses lèvres. Elle sait qu'elle ne trompe pas Max - elle ne le trompe jamais vraiment. Il devine certainement qu'elle souhaite se faire pardonner, en tout cas qu'elle veut qu'ils se retrouvent plutôt qu'ils se reprochent. Elle y met de la bonne volonté, veut qu'ils continuent d'avancer - même s'il faut bien reconnaitre qu'ils ne partagent plus vraiment la même vision de l'avenir. A quoi s'attendait-elle, après tout ? Elle le reconnait volontiers : il est bien naturel que Max veuille des enfants. Mais assez de cette boule au ventre. Assez de ce sujet qui n'arrive qu'à les éloigner. Assez de culpabiliser parce qu'elle ne peut ignorer être à l'origine du malaise qui s'installe dans l'ombre. Elle veut de la lumière. Retrouver ce que les barrières nouvellement dressées tentent d'ébranler - c'est qu'elle se dit que rien ne saura jamais vraiment les séparer et que ce problème, aussi important soit-il, finira par trouver sa solution. "Tu as bien dormi ?"qu'elle demande, avant de prendre un air malicieux : "J'imagine que oui, t'as fait trembler les murs cette nuit !" Allusion à des ronflements tonitruants qu'il s'est toujours obstiné à nier inlassablement. Et Archie, n'en tenant plus, saute sur leur lit pour tenter de mettre sa truffe dans l'assiette de son maitre. L'odeur du bacon, c'est vraiment trop pour lui. Mais Louisa ne tarde pas : "Archie, couché ! On s'occupe de Max aujourd'hui." Elle y met toute la bonne volonté du monde, et elle espère que le bel éveillé se pliera au jeu. Ca ne règlera rien, mais ça la rassurera. Elle ne veut pas le perdre, et le simple fait de l'imaginer pourrait lui foutre les larmes aux yeux. "J'ai failli tricher et commander le petit déj' à Maria - elle se serait fait un plaisir de le préparer, tu penses. Mais je me serai fait griller de toute façon. Là, c'est du fait maison, et je dois dire que je suis plutôt fière !" Faut dire que ça n'a pas l'air mauvais - en tout cas moins que d'habitude. C'est que Louisa aime cuisiner mais réussit rarement à obtenir le résultat qu'elle souhaite. On ne peut pas être douée pour tout. Son air malicieux, elle l'espère, parviendra à le faire rire. Elle doute un peu de tout, en ce moment. Mais Louisa étant Louisa, elle ne le montrera certainement pas. "Allez, mange tant que c'est chaud !"
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Mar 15 Mar - 15:07

Il était rentré aux alentours de 3h chez lui. Heureusement, le Born to Lose n’était pas très éloigné de la maison, et il était facile de faire le trajet à pied ; ça ne prenait pas plus de vingt minutes. Lorsqu’il avait passé la porte, Archie s’était jeté sur lui, prêt à recevoir sa dose de caresses. Max s’exécuta et l’envoya rapidement à son panier, il était fatigué et n’aspirait qu’à retrouver son lit et la présence de sa femme. Il se dirigea dans la salle de bains, essayant de se faire le plus discret possible. Une fois qu’il fut en caleçon, le fourneau brossé, il entreprit de se glisser sous les couvertures où le corps endormi de Louisa reposait à sa place habituelle. Sa femme dût sentir sa présence, car elle se tourna de son côté et il ne put résister à l’envie de se lover contre son corps, l’enserrant dans ses bras. Il s’endormit quelques instants plus tard, éreinté par sa longue soirée.

C’est une caresse sur son visage qui finit par le réveiller complètement. Un petit sourire craque son visage quand il sent les lèvres de Louisa sur son front, et sa main cherche un premier contact avec le corps de sa bien aimée, en allant se poser sur sa cuisse nue. Doucement, il prend conscience de la bonne odeur qui règne dans la pièce et la jolie brune lui annonce ce qui en est la cause. Il ferme les yeux, et respire à plein nez l’odeur de bacon, en repoussant la couverture. « Bon dimanche.. » C’est une voix endormie et rocailleuse qui répond. Max se redresse contre le mur derrière lui, tandis que Louisa tend les bras vers le plateau pour le poser sur le lit et ensuite venir vers lui. Lorsqu’elle lui annonce l’heure, Max soupire, la journée est déjà à moitié entamée et lui, il pionçait encore, cinq minutes auparavant. Le sourire qu’affiche Louisa est communicatif et beaucoup trop joli pour que le barbu y reste insensible. « Ce qui reste du dimanche, tu veux dire. » ajoute-t-il, un peu maussade, en prenant son verre de jus d’orange. Il garde le café pour la fin du brunch. La délicate attention de madame Kilmister le touche ; il l’observe un instant, avec toute cette tendresse dans le regard qu’il ne réserve qu’à elle. A sa question, il acquiesce en silence, et affiche une mine amusée en entendant la suite. « Toujours dans l’excès, à ce que je vois ! Ca m’a pas réveillé, j’ai pas dû ronfler si fort… » à son tour d’avoir un sourire plein de malice. Il refusera coûte que coûte d’admettre ce fait, surtout avec toute cette exagération. « Et toi ? J’ai pas fait trop de bruit en rentrant ? » Le chien débarque alors sur le lit sans prévenir, et alors que Louisa a le réflexe de le faire déguerpir, Max s’en amuse et se marre comme un gosse. « Il aimerait bien avoir un p’tit dèj’ digne de ce nom, lui aussi ! » Il marque une petite pause puis ajoute : « C’est vrai ça, tu comptes passer la journée à prendre soin de moi ? » sur un ton plus sérieux qu’il ne l’aurait voulu. Alors pour adoucir l’ambiance, Max glisse son bras autour de la taille de sa femme, et dépose un baiser sur son épaule. Louisa lui fait un peu peur ces derniers temps ; il a l’impression qu’elle ne lui dit pas tout, que certaines choses sont passées sous silence. Et puis, il n’ose plus vraiment la relancer sur ce sujet qui lui tient à cœur : un enfant. Il ne sait plus comment faire venir le sujet dans leurs conversations sans qu’elle le détourne ensuite, ou trouve un prétexte pour ne pas lui donner de vraie réponse. Il n’a pas envie d’aller jusqu’à la confrontation, pas maintenant, pas demain ; pourtant, rester ainsi dans le flou ne lui convient pas, et ça lui occupe l’esprit plus qu’il ne le réalise. A sa remarque, concernant son hésitation à faire appel à Maria, il secoue la tête. « Mmh, tentant. Mais je préfère quand c’est fait avec amour. Et je dois reconnaître une forme de progrès, rien n’a brûlé ! » dit-il avec un sourire, et le regard plein d’amour pour elle. Il s’exécute lorsqu’elle lui rappelle que le repas n’est pas là pour faire joli. Il relâche son étreinte, et s’arme de la fourchette avant de taper dans le bacon et les œufs. Après une ou deux bouchées, il relève le pouce dans sa direction, pour complimenter ses efforts en cuisine. « T’as mangé ce matin ? Tu t’es levée à quelle heure ? Je ne t’ai pas sentie quitter le lit. » Il retape dans son assiette, puis prépare une fourchette et la dirige vers Louisa : « Faut quand même que tu gouttes ce que tu prépares ! » Il finit d’engloutir son petit déjeuner, alternant les fourchettes entre elle et lui, avec un amusement non feint lorsqu’il la fait légèrement tourner en bourrique en changeant la direction de la fourchette. Il apprécie ces dimanches où Louisa n’est pas d’astreinte à la clinique vétérinaire, et où ils peuvent passer la journée à faire ce qu’ils aiment, ensemble. Ca fait d’ailleurs un petit moment que ce n’était pas arrivé, et c’est l’occasion, aujourd’hui, d’en profiter davantage. Louisa a d’ailleurs fait en sorte que la journée commence sous les meilleurs hospices. Au tour de Max de mettre du sien pour que l’ambiance ne change pas de cap. Il se saisit de sa tasse de café, salvatrice, puis ses yeux détaillent la silhouette de sa belle brune. « Tu comptes rester en petite culotte toute la journée ? J’dois dire que ça me plaît bien. » Le ton suggestif employé ne laisse que très peu de doutes sur ses pensées. Il termine son café, et sort de sous la couverture. « Tu sais ce que t’as oublié sur le plateau ? Une petite clope ! » Il dépose un bisou sur le haut de la tête de Louisa, et se dirige là où il a laissé son paquet de cigarettes, suivi de près par Archie, trop heureux que son humain soit enfin debout.
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Jeu 17 Mar - 12:37

« Tu m’étonnes que ça ne t’a pas réveillé ! Une tornade pourrait passer sur notre toit que tu ne broncherais même pas ! » qu’elle répond, la maligne, avec ses mirettes qui pétillent. Un brin d’exagération ? Peut-être. Mais l’important n’est pas de savoir qui a raison : c’est le jeu qui prime. Et quand il lui demande si elle compte réellement passer la journée à prendre soin de lui, elle acquiesce d’un simple hochement de tête et d’un demi-sourire, un peu troublée par le ton si sérieux de Max, mais résolue à ne pas se laisser déstabiliser par si peu. C’est qu’elle réfléchit beaucoup, Louisa – parfois (souvent) un peu trop – et qu’elle est capable de s’inquiéter d’un rien. Surtout quand quelque chose la tracasse. En l’occurrence, c’est un sacré quelque chose. Mais peu importe ! Nous sommes dimanche, Madame Kilmister a réveillé Monsieur Kilmister pour que cette journée s’inaugure sous les meilleures auspices, et elle compte bien, comme elle l’a dit, prendre soin de lui jusqu’au lendemain. Quand il lui fait part de son avis sur ce qu’elle lui a préparé, la belle ne peut s’empêcher de lâcher un « pfff ! » faussement vexé sur sa dernière remarque. Elle rit et râle à moitié aux détournements de fourchette de son cher et tendre, rendant d’ailleurs la dégustation du petit-déjeuner particulièrement sportive – ce serait con d’en mettre partout. Entre deux fourchettes, elle finit son thé. A sa remarque sur sa culotte, elle sourit une fois de plus, à demi-allumeuse et à demi-gênée, avant de lui répondre : « Je vois qu’on ne perd pas le nord, monsieur Kilmister ! » C’est ça qui est bien, entre eux. C’est comme au premier jour en mieux ; à peu de choses près. Si on peut appeler ça « peu ». Stop ! Louisa chasse les pensées négatives. Elle n’y pensera pas. Pas aujourd’hui. Et c’est encore une solution involontaire pour ne pas se confronter au mur qui se dresse. Max se lève pour chercher ses cigarettes. L’oubli sur le plateau ? Parfaitement volontaire. Aussi Louisa fronce-t-elle le nez lorsque son mari en sort une de son paquet. « Oh non ! » proteste-t-elle. Automatiquement, elle va ouvrir la fenêtre. Elle n’a pas envie que la fumée reste. Il fait beau et bon dehors, de toute façon. Et si Max finit par avoir froid, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même – comme le restant de l’année. Si empêcher son mari de fumer relève de l’impossible, il n’est pas dit que Louisa abandonnera sa croisade contre cette saloperie ! Par habitude, la belle enfile un gilet avant de se diriger vers la salle de bain. Et en passant devant Max, elle ne se prive pas d’une petite vengeance : « Je vais prendre ma douche toute seule alors. Tant pis ! » C’est un coup bas comme elle sait les faire. A force de la pratiquer, l’homme de la maison a bien du finir par s’y habituer. Comme promis, Louisa file droit vers la salle de bain, se déshabille et entre dans la douche. Oh, juste histoire de se faire une toilette rapide. Elle préfère largement être ici plutôt que de respirer la fumée de Max de bon matin – de bon matin étant, comme déjà précisé, une notion toute relative en cette journée. Le temps d’une clope, la brune a pu finir, sortir de la cabine et s’essuyer. Elle se rhabille tranquillement – prenant bien soin de rester en culotte –, relève ses longs cheveux en un chignon approximatif et se lance dans le brossage de dents. C’est d’ailleurs en pleine action qu’elle rouvre la porte de la salle de bain, se posant nonchalamment dans le cadre de cette dernière. Par réflexe, elle chasse de la main l’odeur qui lui attaque les narines et fronce à nouveau le nez. Archie, content de voir sa maitresse réapparaitre, file droit vers elle réclamer des caresses qu’elle ne peut lui refuser. Et dans le langage propre à ceux qui ont la bouche pleine de dentifrice, Louisa demande : « Ca a été hier soir ? Y avait du monde j’imagine ? » Comprendra qui pourra. Elle anticipe déjà, l’œil amusé, la réaction de Max. La brune retourne au lavabo libérer sa bouche et la rincer. Puis elle rejoint son mari, se hissant pour passer ses bras autour de ses épaules et lui embrasser légèrement le cou. Elle en profite pour s’imprégner de son odeur particulière. « Ca fait du bien, une petite douche ! » qu’elle glisse, un brin moqueuse. Remuer le couteau dans la plaie ? Pas son genre. Quelques secondes plus tard, Madame Kilmister se plante devant la fenêtre ouverte, regardant l’extérieur. La lumière du soleil lui fait plisser les yeux : il n’en demeure pas moins que la journée est splendide. « On va faire un tour ? Il fait trop beau pour qu’on n’en profite pas. » Ses yeux noisettes sont tournés vers lui à présent. C’est sa journée, c’est lui qui choisit, mais rien n’empêche la douce Louisa de proposer. D’autant plus quand ladite Louisa sait parfaitement qu’il ne lui refusera une petite sortie que s’il a une meilleure idée en tête. Instinctivement, la femme retourne vers son homme pour retrouver une proximité toute naturelle. Si, lorsqu’ils sont accompagnés, les Kilmister sont loin d’être abusivement démonstratifs l’un envers l’autre, Louisa ne peut s’empêcher de chercher sa présence une fois seuls. Elle est affectueuse, la brune, surtout quand il s’agit de Max. Et il faut bien admettre qu’une petite distance s’est installée entre eux. Elle aime pourtant tellement les yeux de son mari lorsqu’ils se posent sur elle. Sa tête se pose contre son épaule alors qu’elle se tient maintenant à ses côtés. Sa main vient caresser son dos sans même qu’elle ne s’en rende compte. Malicieuse, elle vient compléter sa demande de sortie par un : « Je ne pourrai malheureusement pas rester en culotte, mais tu as tellement l’habitude de me voir comme ça que je ne doute pas que tu pourras l’imaginer sans effort ! »
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Sam 19 Mar - 19:24

Max ne quitte pas sa femme des yeux, l’air amusé et tenté à la fois. Effectivement, il ne perd pas le nord. Il faut dire que sa Louisa lui plaît comme au premier jour, si ce n’est davantage. Il a appris à la connaître au fil des années, à apprendre ses qualités et ses défauts, et à les aimer eux aussi. Mais avant de poursuivre un peu plus la journée, il a besoin de sa première cigarette. Il sait d’avance que sa femme va râler. Ca ne loupe pas, et lorsqu’il réapparaît avec son petit bout de cancer entre les doigts, elle a déjà ouvert la fenêtre ; c’est pire qu’un réflexe chez elle. Max s’assoit sur le bord du lit, face à la fenêtre et savoure sa première bouffée, en évitant un regard du côté de Louisa, pour ne pas subir son jugement, qu’il peut très (trop) facilement lire dans ses pupilles.
Lorsqu’elle lui passe sous le nez, et lui annonce qu’elle va prendre une douche en solo, l’amusement se mêle à un soudain sentiment de frustration. Il la suit du regard tandis qu’elle va dans la salle de bains, et lorsqu’il entend la porte se fermer il lui lance un « Bourrique ! » et se dirige à la fenêtre, pour laisser tomber ses cendres à l’extérieur. Le soleil lui fait plisser les yeux tandis qu’il regarde ce qui se passe à l’extérieur. Le printemps est de retour, même si l’hiver ne s’est jamais vraiment installé ici, au Texas. Il pense au petit coup fourbe qu’elle lui a fait. Ce n’est pas le premier, mais elle a le don pour le titiller et lui faire regretter certaines clopes. Il finit par écraser le mégot, et détourne le visage lorsqu’il entend la porte de la salle de bains se rouvrir, laissant apercevoir sa jolie brune, bassin appuyé contre le montant de la porte. Il a un petit doute sur le fait que cette attitude est tout à fait innocente, mais le spectacle ne lui déplaît pas. Puis c’est un froncement de sourcils qui anime son visage lorsqu’il l’écoute baragouiner. C’est qu’il faut un minimum de pratique pour la comprendre ! « Oui, du monde comme d’habitude. J’ai dû virer deux nanas qui commençaient à se tirer les cheveux pour un mec apparemment. » Il hausse les épaules. Ce n’était pas la première fois qu’il avait vu les esprits alcoolisés s’échauffer pour pas grand chose.
Max savoure l’instant où elle vient se coller à lui, et lui déposer des baisers dans le cou. Ca lui fait du bien, ces petits moments où elle libère son affection. Et surtout, lorsqu’ils ont le temps de se retrouver, tous les deux. Sa remarque lui arrache une moitié de sourire. « J’en doute pas, je vais aller en prendre une, moi aussi. Je t’aurais bien invitée, mais… T’as préféré faire ça dans ton coin. Dommage ! » Cette fois, c’est lui qui la taquine. Enfin, il l’espère. Elle file d’entre ses bras pour aller plus près de la source d’air frais. Et il en profite pour regarder une fois de plus sa silhouette. Il aimerait, vraiment, que dans quelques temps, son ventre plat s’arrondisse doucement. Il a déjà évoqué l’idée, mais il a senti que Louisa était peu emballée par l’idée, ou alors son enthousiasme était drôlement bien camouflé. La proposition d’une balade le tente, il hoche une ou deux fois de la tête. Puis il ajoute vivement : « Mais on ne va pas chez les vieux ! » Comprendre : ses parents. Il a du mal à les considérer comme tels. Et plus il vieillit, moins il a envie d’essayer de leur pardonner. Il s’étonne d’ailleurs que son père soit toujours en vie, entre l’alcool qui aurait dû lui ronger le moindre de ses organes, et ses entraînements de tir où la sobriété est rarement de mise. Mais, il est comme les mauvaises herbes, trop coriace. A nouveau, sa femme vient chercher des câlins et sa main se pose naturellement sur sa cuisse. Il l’écoute et tourne vivement son visage vers elle, les sourcils relevés, un sourire de sale gosse collé au visage : « Tant que tu quittes tes vêtements dès qu’on rentre de la balade.. ! » Il dépose un baiser dans son cou, puis se relève, laissant Louisa sur le lit. « Je file prendre une douche. » Alors qu’il entre dans la cabine de douche et commence à laisser couler l’eau, il espère encore qu’elle lui fera la surprise de venir le rejoindre. Et puis, finalement, il se fait une raison : il sait qu’elle ne viendra pas, sinon la balade sera remise à beaucoup trop tard. Il finit de se laver, sort, et se sèche rapidement, avant d’enfiler un jean et un polo. Un bon brossage de dents, et le voilà prêt à aller retrouver Louisa qui a surement dû s’habiller entre-temps. Il la retrouve dans la cuisine, où Archie commence à tourner en rond, comprenant ce qui va suivre. « J’en connais un qui est ravi de sortir ! » Le chien vient se coller contre ses jambes, et Max se penche pour le caresser vigoureusement. Lorsqu’il se redresse, il récupère un paquet de cigarettes qui traînait sur l’ilot central et le range dans une poche de son jean, ainsi que les clés de leur voiture. Une fois que tout le monde est en voiture, il prend la route de la forêt d’Angelina, où ils se promènent régulièrement au bord du lac. Il ouvre sa fenêtre et s’allume une cigarette alors qu’ils sont arrêtés à un feu rouge. La réaction de madame Kilmister se fait sans attendre. Il saisit alors l’occasion. « Tu sais, si on avait un bébé, la loi m’interdirait de fumer à la maison, dans la voiture.. Oui, oui. Ca pourrait être un bon moyen pour te débarrasser de mon addiction. » Il tourne le regard dans sa direction, attendant de savoir ce qu’elle va en penser, de cet argument en béton. Il en est persuadé, vu comme elle déteste le voir fumer, ça, ça peut faire pencher la balance.
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Dim 20 Mar - 23:11

Ce sont les instants comme celui-ci que la jolie brune préfère ; ceux-là qu'elle veut créer et revivre, inlassablement, et toujours aux côtés de Max. Surtout aux côtés de Max. Quand ce dernier annonce qu'il prendra sa douche seul, Louisa tente tant bien que mal de retenir un rire moqueur avant de le laisser s'exprimer librement. Mais à l'évocation des "vieux" de son mari - à savoir ses parents -, son rire se calme. Elle connait bien les rapports que son compagnon entretient avec le reste de sa famille. Elle sait que, comme elle, son enfance et son adolescence n'ont pas été simples. Elle comprend sa réaction, même si elle n'a pas eu la même vis-à-vis de ses propres parents. Aussi ne souhaite-t-elle pas le forcer ; en tout cas pas plus que nécessaire. C'est qu'elle souhaiterait, Louisa, que Max ne ressente pas de haine ou de rancoeur à leur égard. Elle souhaiterait qu'il ne voie pas tous ces nombreux moments de violence lorsqu'il se trouve en leur présence, et tout ce qui aurait du être et qui n'a pas été. Parce que ça ne sert à rien. Mais le fil de ses pensées est stoppé net par le regard canaille de son cher et tendre - le même qui l'amuse en même temps qu'il la fait fondre immanquablement. Et elle rit une nouvelle fois face à la remarque toute aussi canaille de Max, malicieuse, avant de répondre : "C'est ta journée, c'est toi l'patron !" C'est qu'elle l'encourage, en plus ! Une fois l'homme de la maison disparu dans la salle de bain, Louisa décolle du lit pour se changer. En quelques secondes, elle a enfilé une chemise en jean, un legging noir et des bottines. Archie s'anime : il commence à deviner qu'une sortie se profile. Et il a bien raison. La brune prend sa laisse et met quelques uns de ses jouets dans son sac. Son chignon manque de s'effondrer, elle laisse finalement ses longs cheveux retomber sur ses épaules et dans son dos. Et enfin, le beau Max ressort de la salle de bain propre comme un sou neuf. L'heure pour le couple et leur compagnon de prendre le large. Le temps d'arriver à la voiture, aussi court soit-il, est une fois de plus l'occasion pour Louisa de témoigner son affection en tenant la main de son mari. Enfin, ils montent dans le véhicule : c'est parti. A peine ont-ils pris la route que Max dégaine une nouvelle cigarette. Automatiquement, Louisa ouvre sa fenêtre - non sans oublier de râler, bien évidemment. "T'as fumé y a quinze minutes à peine !" La réponse de son mari lui rabat le caquet bien comme il faut. C'est la boule au ventre qui revient sans crier gare, la gorge qui se serre en même temps que le coeur. Il faut pourtant bien enchainer. Si Max se doute certainement que quelque chose ne va pas, elle ne veut pas qu'il s'inquiète au point de se demander à quel point le problème est sérieux. Parce qu'il est sérieux. Chaque seconde qui passe est un nouveau mensonge par ommission. Mais comment lui dire qu'il y a de grandes chances pour que la vie ne grandisse jamais dans son ventre ? Comment lui avouer qu'elle préfère se dire qu'elle n'aura jamais d'enfant plutôt que se laisser espérer certainement inutilement ? Et ses doutes, dans tout cela ? Elle a grandi avec une mère qui lui fait aujourd'hui pitié, mais qui l'a bien plus marquée que ce qu'elle veut bien admettre. Elle ne veut pas être comme elle - elle a construit sa personnalité en essayant de l'éloigner le plus possible de celles ses parents et encore maintenant, la peur de finir comme eux est présente. C'est cette ombre menaçante ne manquant jamais de plâner au-dessus de sa tête, semblant disparaitre parfois pour mieux revenir frapper. Et elle répond finalement : "C'est un peu extrême, quand même !" Les mots sont un brin maladroits. Encore une fois, elle regrettera de ne pas avoir su se confier à Max. C'est qu'elle a peur, Louisa. Elle a peur que son désir d'enfant soit si fort qu'il finisse par le faire partir, simplement parce qu'elle lui aura avoué la vérité. Elle a peur de sa réaction, de voir le reproche dans ces yeux qu'elle aime tant. Elle a peur qu'il s'éloigne et que tout vole en éclats. Elle sait que se taire, ce n'est pas la solution. Mais elle n'est pas prête à affronter sa peur, tout comme elle n'est pas prête à se mettre à nu sur ce sujet. Elle se sent coincée maintenant, enfermée dans cette voiture avec Max à ses côtés, sans possibilité de fuir un sujet qui devient trop important. Elle souhaiterait qu'Ezra soit là. Parce que Ezra, elle sait, elle. Elle était là quand Louisa a appris la nouvelle, des années plus tôt. Elle a pu voir sa tristesse, quand la belle imaginait les enfants qu'elle n'aurait certainement jamais. Et en cet instant, dans la voiture, c'est Louisa qui ne veut pas voir en Max la perte de ce qu'il n'a pourtant pas ; qu'il n'aura probablement pas avec elle. Le silence s'installe. Louisa allume la radio par réflexe : elle n'aime pas le silence. Surtout quand il rend les pensées assourdissantes. Et c'en est finalement trop. Sa culpabilité lui triture les tripes. Ses méninges sont en surchauffe. Elle pense à lui, ce qu'il doit se dire, les questions qu'il se pose. "Max..." qu'elle commence. Elle a le ton sérieux. Elle le regarde, même si elle craint chaque expression négative. Elle n'aime pas lui faire de la peine. Elle n'aime pas lui cacher des choses. Elle voudrait lui dire. "Je... Suis pas prête encore, pour ça." Oui, elle voudrait lui dire. Mais elle n'y arrive pas. Alors elle ment : c'est plus facile sur le moment. Même si ça rend les choses plus difficiles pour l'avenir. Finalement, c'est Archie qui vient à son secours. Si le chien sait parfaitement qu'il doit rester à l'arrière, sa tête apparait juste à côté de celle de la belle pour lui lécher le visage. Automatiquement, Louisa se recule, surprise, pour le caresser et rire légèrement. Mais il faut bien admettre que le rire n'est plus le même qu'avant. "Reste tranquille Archie, on est bientôt arrivés !"
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Mar 22 Mar - 20:58

Sans l’avoir absolument voulu, il a ramené le fameux sujet sur le tapis en voulant simplement donner une bonne raison à Louisa de lui faire arrêter cette manie, cette habitude. Il pense à ça de plus en plus souvent. Il est bien avec elle, depuis tant d’années maintenant, qu’avoir un enfant avec Louisa lui semble être la suite la plus logique et la plus naturelle de leur histoire. Construire leur petite famille, et donner tout l’amour dont ils ont été privés alors qu’ils étaient enfants. Les deux n’ont pas été épargnés question parents particuliers. Si Max a eu sa dose de violence avec son père et d’ignorance avec sa mère, sa femme n’a pas été en reste, avec un père qui n’acceptait que l’excellence, et une mère un brin cinglée, aux yeux du barbu. Alors voilà, avoir l’occasion de fonder leur famille, leur petit nid, lui tient vraiment à cœur, plus qu’il ne l’imaginait auparavant.
Il la fixe tant que le feu s’affiche rouge, afin d’essayer de saisir son regard, et voir ce qu’il peut y lire. Car il n’est pas stupide. Elle a évité les discussions qui tournaient autour du désir de Max de devenir un papa, et de la voir devenir une adorable maman. Lorsque ce n’était pas un manque de temps pour pouvoir discuter correctement, elle était trop fatiguée et préférait dormir, laissant croire à son mari que la discussion reprendrait le lendemain, sans plus de succès. Alors voilà, ils sont dans la voiture, elle est à sa merci, et il veut savoir : est-ce qu’elle est prête à aller plus loin avec lui ? A aucun moment il ne réussit à capter ses pupilles, et son regard se reporte sur la route maintenant que le feu repasse au vert. C’est là qu’elle choisit de donner une réponse à laquelle il ne s’attendait pas. Il n’arrive à rien dire, rien répondre et se contente de hausser les épaules, un peu nerveusement. Qu’est-ce qui est extrême ? En arriver à avoir un enfant pour arrêter la clope ? Ou bien, c’est d’avoir un enfant qui est extrême à ses yeux ? Il continue de fumer en silence, cendrant de temps à autre par la fenêtre, laissant les questions filer dans son esprit. Il voit ses doigts fins tourner le bouton pour mettre la radio en route. Il se lisse la barbe plusieurs fois de suite, essayant de rester calme, patient, essayant de supporter son silence face à ce sujet qu’il trouve important et qui a l’air de laisser Louisa si indifférente.
C’est lorsqu’il entend son prénom dans la bouche de Louisa qu’il revient dans la voiture et que ses questions tues cessent. Max le sait, quand sa femme commence une phrase par son prénom, ça donne le ton, sérieux, et ce n’est jamais très bon quant à ce qui va suivre. Son regard se porte sur elle, et il capte le sien pendant une seconde avant de se reconcentrer sur la route. Elle va parler, elle va finir par dire quelque chose. Alors il se tait et il attend qu’elle se lance. Quand l’époux entend la suite, c’est un pincement de lèvres qui le trahit. Il ne sait pas encore quoi répondre à ça. « D’accord. Mais… » Il cherche ses mots. Et puis Archie détourne l’attention de la conversation en faisant irruption depuis les sièges arrière. Ca coupe Max, mais ça lui laisse également le temps de formuler ses phrases, car non, il ne va pas lâcher maintenant, il veut savoir ce qui lui trotte dans la tête.
Encore quelques minutes de route et les voilà arrivés à destination. Il coupe le contact, et descend de la voiture, laissant Louisa prendre Archie en laisse. Il contourne le véhicule, ouvre la portière arrière pour prendre le sac que Louisa avait préparé, et une fois à la hauteur de sa jolie brune, il saisit sa main pour glisser ses doigts entre les siens. « J’aimerais que tu me parles de ce que tu ressens, que tu m’expliques un peu. C’est moi qui t’inquiète là-dedans ? Je veux dire, avec mon travail, mes horaires… Tu sais, je pourrais facilement m’arranger pour que ça ne soit pas un problème. » Parce que oui, pour Max, si sa femme ne se sent pas prête, cela peut venir de lui également. Il a envie d’avoir toutes les cartes en mains pour la rassurer si elle en a besoin. Et peut-être aussi, que ce n’est pas le bon moment pour elle. Il a un peu de mal à comprendre ça. Mais cette réponse qu’elle lui a donné dans la voiture est quelque chose d’assez courant, non, le fait de ne pas être prête ? Il faut peut-être laisser le temps à l’idée de germer dans son esprit, pour que ça déclenche ensuite son envie. Si elle en a, ou aura envie, un jour. Le barbu se perd doucement dans ses réflexions tout en contemplant le profil de la belle Louisa. « J’ai envie de ça avec toi. Ca nous irait bien je pense, un p’tit bout. » Il a envie de lui montrer qu’il est confiant, en eux, en leur capacité à être de bons parents, en leur avenir en tant que famille soudée et aimante. Alors, comme pour accentuer ses propos, il lâche sa main, et passe son bras autour de ses épaules en l’attirant contre lui, déposant ses lèvres contre sa tempe. Et dans sa tête, c’est tout en image que ça se déroule. Il se verrait bien là, dans le parc, avec leur môme sur ses épaules, madame Kilmister qui serait armée d’un appareil photo pour capturer la moindre risette du petit, et Max, un grand sourire lui fendant le visage en deux. « Je veux pas te foutre la pression… Ce serait con. C’est juste que j’y pense et j’ai besoin de t’en parler. » C’est ça, il a besoin qu’elle sache ses désirs, ses aspirations, parce que tout ça, c’est avec elle, et elle seule qu’il veut le vivre. La personne qui se tient à ses côtés représente son monde, et tout ce dont il a envie perd de son sens si ce n’est pas partagé avec elle.
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Mar 12 Avr - 15:05

Non, c’est pas toi, Max. C’est pas ton travail ou tes horaires, encore moins ton caractère. La vérité, c’est qu’elle t’y voit comme personne, avec ton bambin sur les épaules et Archie qui vous suivrait à la trace. Ton bambin. Pas le sien. Et les doigts de la jolie brune entrelacés dans ceux du barbus lui rappellent froidement que plus elle se tait, plus elle lui ôte le droit d’être ce qu’il désire tant : un père. Père d’un enfant qui ne verra certainement jamais le jour. Que peut-elle faire face à cela ? Dire tout et risquer de le perdre ? Attendre et étendre le mensonge ? Plus Louisa prend conscience du souhait – réel – de Max d’avoir des enfants, plus elle se sent coincée. Bloquée. Avec cette sensation désagréable de subir le cours des choses, de se voir lentement mais sûrement glisser vers un dénouement qu’elle redoute. Elle se met à sa place – ou du moins, elle essaie. Comment réagirait-elle si la situation était inversée ? Rien qu’en se posant cette question, elle prend une fois de plus conscience de la patience de Max. De cette gentillesse dont il fait preuve à chaque fois, de cette compréhension qu’elle n’attend pas toujours. Des égards qu’elle ne mérite pas vraiment ; pas dans la situation actuelle. Si d’ordinaire, Louisa fait partie de ces bienheureux qui n’ont pas grand-chose à se reprocher – rassurez-vous, elle trouvera toujours quelque chose à redire à son propos – elle ne peut pas vraiment se vanter de son honnêteté dans l’affaire. Elle a le goût amer du mensonge à la bouche, celui qui lui dit qu’elle ment depuis le début. Elle est tombée amoureuse de Max. Elle s’est mariée avec Max. Dire qu’à aucun moment elle ne s’était imaginée qu’il pourrait vouloir des enfants ne serait qu’un mensonge de plus. Elle a pourtant choisi de se taire et de l’en priver. Elle aurait pu l’épargner, lui dire d’emblée qu’avec elle, il n’aurait jamais de bambin sur les épaules à trimballer un peu partout. Mais l’égoïste n’a rien dit. Elle a voulu garder Max pour elle. C’est qu’elle l’aime, le barbu. Tellement qu’elle remuerait ciel et terre pour son bonheur avec elle, pour le garder, pour qu’il l’aime aussi. Pas une excuse. La jolie brune soupire. Il est revenu à la charge. Il veut comprendre – quoi de plus normal ? Mais elle ne veut pas parler, Louisa. Elle ne veut pas lui balancer des mensonges au visage ; elle ne peut pas lui dire la vérité non plus. Le bras musclé de son mari vient entourer ses épaules. Il l’embrasse sur la tempe. La belle sourit par réflexe mais ne se montre pas plus bavarde. Le sujet demeure trop sensible. Archie gambade autour d’eux, fidèle à ses maitres. Tout est propice à ce que la sortie soit parfaite. Le temps est agréable, elle est avec l’homme qu’elle aime et l’ami fidèle grâce auquel ils se sont rencontrés. Alors elle tente de se ressaisir : la journée n’a-t-elle pas démarré sous les meilleures auspices ? « Laisse-moi du temps, d’accord ? C’est pas par rapport à toi, tu sais. » Parce que tu ferais un père formidable. « Je me sens juste pas prête. » Piètre excuse pour un piètre mensonge. « Mais ça viendra peut-être. » Son estomac se noue un peu plus tandis que le – faux – espoir franchit ses lèvres. Elle se veut même rassurante, Louisa, alors elle sourit doucement. Elle se dit qu’elle pourrait toujours feindre de ne pas savoir et jouer la découverte de sa quasi infertilité. Rien que d’y penser la fait culpabiliser : elle ne veut pas se complaire un peu plus dans le mensonge. Si Max ne mérite pas qu’on lui inflige pareil traitement, elle espère aussi être au-dessus de ce mauvais stratagème. Ne s’est-elle pas déjà enfoncée un peu plus ? Viendra le moment où elle en aura trop dit, trop fait. La vérité éclatera finalement, le poids de ses mensonges devenant chaque jour un peu plus lourd. Elle imagine qu’il lui en voudra sûrement ; qu’il la laissera probablement. Il doit déjà se poser des questions. C’est qu’au fil des ans, Max a acquis la fâcheuse habitude de deviner quand sa femme préfère se taire plutôt que de parler. Toujours parce qu’elle peine à se dévoiler, laisser libre cours à ses faiblesses. Si Louisa est un tyran, elle ne l’est qu’envers elle-même. Aujourd’hui, elle ne veut pas que son mari devine. C’est juste qu’elle ne veut pas le blesser. Stop. Ca suffit : elle n’a plus envie d’y penser. Pas aujourd’hui. Les remords la retrouveront bien assez tôt, Louisa n’en doute pas. Sur un ton plus léger, elle annonce alors : « En parlant d’enfant, tu seras sûrement ravi d’apprendre qu’Adam m’a envoyée un message. Il compte bientôt venir nous rendre visite ! » La belle se veut taquine ; elle sait qu’entre Max et son petit frère, c’est une relation un peu spéciale qui s’est nouée, teintée de bons comme de mauvais points. Mais il n’y a rien de méchant dans son attitude : elle fait juste sa maligne. Et si Monsieur Kilmister aime tant que ça les enfants, il peut s’attendre à en voir un grand débarquer bientôt dans leurs pattes. « Je crois qu’il a vécu une assez mauvaise expérience en Ecosse. Une histoire de confusion entre scotch et whisky… Je n’ai pas eu droit à beaucoup de détails. Je suis sûre que ça te passionnera ! » En tant que propriétaire du Born to Lose et barman, il s’agit bien du domaine d’expertise de Monsieur, après tout. Et Monsieur, justement, a bien du remarquer la petite distance de Louisa, installée malgré elle, mais pourtant présente. C’est qu’elle aimerait la faire disparaitre, cette distance. Et qu’elle y parviendrait si la belle acceptait de se dévoiler un peu plus. Pas encore. Pas maintenant. Ses deux mains frottent ses bras, comme si elle avait froid. Mais non ; c’est simplement le geste réflexe, incertain, de ceux qui souhaitent être rassurés. Et qui ne trouvent qu’eux-mêmes pour le faire.
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Sam 23 Avr - 13:16

Les réactions ne sont pas celles qu’il désire. En réalité, les réactions sont à peine remarquables. Et Max, il ne comprend pas trop. Il a l’impression qu’un bout de mur se dresse entre eux lorsqu’il évoque le sujet, pourtant il a la sensation qu’il lui laisse savoir qu’il est prêt à discuter, qu’il est prêt à l’écouter, écouter ce qu’elle a sur le cœur et ce qu’elle en pense. Car finalement, il ne sait même pas si elle en a envie, d’un bébé. De leur bébé. Et ça lui fait mal quelque part. C’est comme si elle n’était pas si sûre que ça, pour eux deux, pour leur avenir. Avait-elle des doutes quant à eux deux ? Ils avaient bien sur eu, comme tous les couples, des disputes houleuses, mais ensuite tout était rentré dans l’ordre. Seulement, l’ambiance en ce moment n’est pas au mieux. C’est ce silence que Louisa lui impose qui le met si mal à l’aise. Si au fil des années, il a su s’ouvrir et communiquer avec sa femme bien plus qu’avec n’importe qui au cours de sa vie, il faut reconnaître que ce mutisme auquel il fait face le contraint également à partir se réfugier à son tour dans ce silence. Parce qu’au bout de plusieurs tentatives, ça commence à le décourager, Kilmister. Et finalement, c’est peut-être mieux qu’il la ferme si rien ne vient en face. C’est ce qu’il commence à croire.
Mais aussi, au fond de lui, il se demande combien de temps cela peut durer ainsi, avant que ça ne devienne trop pesant et trop difficile de s’extraire de ce silence. Alors sur le moment, pour palier à cette absence de réponse, à la situation à laquelle elle le confronte, il ne sait plus que s’exprimer par quelques gestes pour lui témoigner son affection, son amour. Ca, il saura toujours faire. D’autant plus que la situation le rend malheureux. Si il n’arrive à rien lui cacher, il faut dire qu’il a dû apprendre à apprivoiser la mystérieuse donzelle, elle et ses secrets, afin qu’elle arrive enfin à lui livrer certaines choses qu’elle n’aurait pas dites sans qu’il n’insiste. Et là, il le sent, il faudra qu’il lui force la main pour savoir ce qui se passe dans son esprit. Mais pas tout de suite, ça ne sert à rien. Ca aussi, il le sent.
Elle se décide finalement à lui livrer une toute petite explication. Un bout de quelque chose qui reste très vague et qui lui donne un goût amer. Il grimace doucement en regardant loin devant ; d’abord parce que ça le chagrine qu’elle refuse encore de se laisser aller pour se confier à lui, son mari, et ensuite parce que cette réponse, elle appelle tellement de questions qui n’auront pas de réponses. Pas maintenant. Jamais ? Son « peut-être » placé à la fin de sa dernière phrase n’arrive pas à transformer sa grimace en sourire. Max, il aurait besoin d’une certitude. C’est oui, ou c’est non, mais pas un peut-être. « D’accord » lui répond-il simplement, tandis qu’ils continuent à se promener. Mais le cœur n’y est plus vraiment et l’esprit est loin à présent. Le silence est ensuite rompu par l’intervention de sa femme. Il ne comprend pas tout de suite, et puis d’un seul coup, tout s’éclaire. Son visage se tourne vers le minois de Louisa et il est à peu près sur que son expression laisse entrevoir ce qu’il pense. Ca ne l’enchante pas des masses. Faut dire que la première question qui lui vient à l’esprit c’est : une fois qu’il sera là, combien de temps va-t-il compter rester ? Parce qu’il le connaît, l’animal. Adam, dès qu’il a sa sœur près de lui, il est heureux, et il n’a plus envie d’aller ailleurs. « C’est pas vrai ? » dit Max, un sourire crispé aux lèvres, le ton faussement enjoué, mais amusé malgré tout de jouer la comédie. Il écoute la suite, les sourcils toujours un peu froncés et se retient de soupirer. C’est pas qu’il n’aime pas son beau-frère, c’est plus compliqué que ça. En soi, c’est pas un mauvais bougre, c’est plutôt qu’il est un peu différent, et pas si autonome que ça dès qu’il peut sentir qu’il peut compter sur quelqu’un. En l’occurrence, ce sera sur le couple Kilmister. « Oui, j’imagine qu’il va en avoir, des choses, à nous raconter. Je lui expliquerai tout ça, et il pourra ensuite voguer vers d’autres contrées en toute sécurité de ce côté-là ! » répond-il tout sourire, l’idée de le voir repartir alors qu’il n’est pas encore arrivé, étant mentionnée. Il est certain que Louisa ne manquera pas de le remarquer, et ça l’amuse encore plus. Elle sait très bien que Max ne dira pas non pour accueillir son frère. Mais il ne sera pas non plus du genre à ne pas dire ce qu’il pense et ne pas faire semblant de se réjouir de cette venue impromptue. « Archie ! » crie-t-il en direction de leur clebs qui a tout le loisir de prendre la poudre d’escampette tandis qu’ils discutent. L’animal revient en courant, apercevant la balle que son maître tient dans la main. Le barbu s’avance un peu, et lance la balle à des dizaines de mètres que le chien s’empresse d’aller rattraper et ramener. S’en suivent plusieurs échanges similaires durant quelques minutes. Max se retourne pour apercevoir Louisa qui l’observe. Il la trouve atrocement belle, comme souvent. « Faut qu’on profite de ces derniers moments ensemble, si ton frangin vient, il va falloir que je te partage. » Il ramasse la balle au sol, Archie lui tournant autour tandis qu’il se rapproche de Louisa et dépose un baiser sur ses lèvres. « Et tu ne pourras plus te promener en petite culotte, ça.. Ca va me manquer. » Les yeux rieurs, il l’embrasse une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Mer 24 Aoû - 14:15

Le temps passe et le mensonge grandit. Louisa s’enfonce un peu plus dans l’impasse, coincée par l’ombre ignoble de l’espoir qu’elle lui verse – l’espoir inexistant. Peut-être, ça peut tout vouloir dire. Et rien en même temps. Et c’est la peur qui s’installe, qui s’attache à sa cheville. Le temps passe et le mensonge grandit. Prisonnière attachée à son boulet de plus en plus lourd, elle se dit que viendra le jour où elle ne pourra plus faire que du sur-place. Et Max, lui, continuera d’avancer. Sans elle. Chaque seconde, elle se rapproche de l’instant au cours duquel sa culpabilité la fera céder. Elle voit le barrage qui s’effondre, les flots déversés : elle appréhende l’inévitable. Si elle avait pu avoir des enfants, si on ne lui avait pas dit qu’il valait mieux ne pas espérer de ce côté, elle n’aurait pas hésité. Le cap serait peut-être déjà franchi – et si non, il serait en passe de l’être. Elle aurait eu peur de ressembler à ses propres parents, mais Max, comme toujours, l’aurait rassurée. Si elle ne s’était pas faite à l’idée, peut-être accepterait-elle d’essayer. Si, si, si. Le monde a prouvé qu’il ne pouvait fonctionner ainsi. Elle a donc la peur au ventre, Louisa, et le cerveau qui vrille. Elle craint que ces moments ne soient les derniers, se dit qu’elle peut craquer à chaque instant. Et pourtant, elle affiche l’air paisible et le sourire doux. Elle parait inébranlable, aussi souple que le roseau quand elle se rapprocherait plus du chêne. Ne trahit que son regard, de plus en plus souvent dans le vague, parfois inquiet, que seul l’observateur aguerri saurait déchiffrer. Max fait partie de ceux-là. Alors elle se force : c’est d’autant plus d’énergie qui vole en fumée, qu’elle n’aura pas su préserver pour la suite inévitable des évènements. Elle se promet qu’elle ne lui mentira pas le moment venu. Elle connait trop bien le poids du mensonge ; elle n’en veut plus. Elle a été stupide de rejeter chaque jour le problème à plus tard. Plus tard. Sept ans maintenant. La belle souffle – elle ne peut pas s’en empêcher. Elle a décidé de se reprendre, de sourire, de profiter de ce moment. Elle aime Max plus que tout au monde. Il est son mari, son amour, son ami – le meilleur – et son amant. Elle ne peut pas laisser ses idées noires et ses silences perturber les beaux instants qu’ils peuvent partager. Le sujet est éludé pour cette fois : elle ne veut pas se permettre de penser à la prochaine. Adam vient bientôt. Elle lui en parlera. Peut-être. En attendant, la réaction de son mari n’est pas sans l’amuser. Elle sait comment son cadet est. La relation que le frère et la sœur entretiennent est particulière : pendant longtemps, chacun a servi d’ancre à l’autre, tentant tant bien que mal de s’éviter la dérive. Elle souhaiterait que l’entente entre Max et Adam soit plus amicale qu’elle ne l’est. Pour autant, elle n’a pas non plus à se plaindre : elle devrait même plutôt louer la patience de son cher et tendre. Alors jusqu’ici, elle se contente de s’amuser de leurs petits différends tout en se refusant à jouer les arbitres, prenant toujours la défense de l’autre. C’est qu’à ses yeux, Max et Adam sont intouchables, y compris par eux. Un sourire amusé flotte tout de même sur ses lèvres : la réaction du sieur Kilmister est exactement celle à laquelle elle s’attendait. Ils se connaissent par cœur. L’attention de Max se tourne vers Archie. Et son attention à elle reste focalisée sur lui. Oui, ils se connaissent par cœur. Elle ne peut pas ignorer qu’il sait. Il sait que quelque chose lui fait taire ce qu’elle devrait dire. Elle ne peut pas nier non plus qu’elle le voit : elle voit bien sa frustration, son besoin qu’elle s’ouvre enfin, son envie sincère de voir leur famille s’agrandir. Elle le fixe. Les yeux pleins d’amour, teinté d’une tristesse presque imperceptible. Comment le prendrait-elle, elle, s’il agissait ainsi ? Max la surprend ; Louisa se reprend aussi vite qu’elle le peut, un sourire affectueux glissé sur ses traits. Il a peut-être pris un dixième de seconde de trop à apparaitre : elle n’en sait rien. Elle ne veut pas y penser. Elle lui rend le léger baiser qu’il lui donne. Et elle rit, sincèrement, aux dernières remarques de son mari. « Tu as une idée particulière de la façon dont on devrait profiter ? » Elle le cherche un peu. C’est normal après tout. Puis elle aime l’allumer à moitié, l’air de rien – plus ou moins. La douce l’enlace, la tête levée vers lui, le sourire léger flottant sur les lèvres tandis que ses yeux noisette se plongent dans les siens. Elle est rassurée pour un temps. Ou plutôt, elle oublie presque tout et ignore le reste. Puis elle ajoute, malicieuse : « Oh, tu sais, Adam m’a vue en petite culotte bien avant toi ! » Oui, oui. Elle avoue. Elle aime mettre son mari et son frère mal à l’aise. Elle se doute bien que ni Max ni Adam n’aura envie de voir Louisa en petite culotte en présence de l’autre, ni même de l’imaginer le faire d’ailleurs. Et ça l’amuse. Fière de sa moquerie, la belle vole un baiser à son mari avant de quitter son étreinte et s’asseoir dans l’herbe. Aussitôt, Archie vient la rejoindre, quémandant des gratouilles certainement méritées. Et sa maitresse ne se fait pas prier pour les lui donner. Le chien tire la langue après les quelques courses qu’il a faites après la balle. Et tout en le caressant, Louisa ne peut s’empêcher de sortir : « C’est qu’on commence à vieillir, hein mon beau ? » Rien de péjoratif : l’animal est en pleine santé et est parti pour les accompagner encore un bon moment. Et finalement, sa tête se tourne à nouveau vers Max : « Alors, étant donné que c’est toi le patron du jour, qu’est-ce que tu veux faire, maintenant ? »
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MessageSujet: Re: sunday morning - max   Ven 2 Sep - 11:19



Il s’y revoit encore. Malgré les années qui ont doucement passé, les souvenirs sont toujours présents, toujours aussi vivaces et précis dans son esprit. Enfin, seulement pour ceux qu’il veut absolument préserver et garder en mémoire pour encore longtemps. Max se rappelle de leurs débuts, ça avait commencé avec Archie, presque bêtement en y réfléchissant bien. Et puis, il y avait eu ce premier rencard accepté, et tout s’était enchaîné si naturellement entre eux. Ils avaient profité de tous ces premiers mois, ils s’étaient découvert, le barbu avait appris par cœur tout ce qui définissait cette jolie brune auprès de laquelle il prenait plaisir à se coucher chaque soir. Ca passait par ses mimiques, ce petit froncement de nez, ce sourire qui s’agrandissait progressivement, sa mine boudeuse. Ses yeux expressifs, son rire cristallin. Max avait tout appris de Louisa. De la douceur de ses mains à la courbe de ses reins. Elle était ensuite devenue sa femme, dans une logique toute faite, et pour son plus grand bonheur. Il tenait entre ses mains les bases de la famille dont il avait toujours rêvé, et qu’il rêvait de lui offrir. Car si il y avait bien des personnes qui n’avaient pas eu tous les bonheurs simples qu’offre une famille, c’était bien eux, Louisa et Max. Et il était persuadé, persuadé qu’il pouvait lui offrir, à elle, à son amour, cette petite famille dans laquelle ils se sentiraient tous bien et où les mots d’ordre ne seraient qu’amour, bien-être et affection. C’est ainsi que son désir de devenir père avait grandi. En suivant cette logique simple, évidente, que leur offrait leur relation si parfaite à ses yeux. Louisa serait une mère formidable, il n’avait aucun doute là-dessus et il n’imaginait pas qu’elle puisse en avoir autant à ce propos. Bien qu’elle ne lui confiait que très rarement des choses sur ce sujet. Si ce n’était pas des doutes, alors que cela pouvait-il bien être ? Kilmister pouvait continuer à faire tourner cette question dans son esprit autant de fois qu’il voudrait jusqu’à obtenir une réponse de la part de sa femme. Car si il y en avait bien une à qui il était compliqué de soutirer des pensées secrètes, c’était bien à elle, pour son plus grand malheur. Cela lui laissait le temps de s’embourber dans des questionnements qui ne trouvaient que rarement de fin. Seule Louisa pouvait lui donner des éléments de réponses, et depuis quelques temps, elle devenait un mystère tout entier pour lui. Comme si après sept années de vie commune il devait réapprendre comment pouvait bien fonctionner son esprit afin de mettre le doigt sur ce qui la tracassait à ce point.
Pourtant, tandis qu’il la regarde, sa Louisa au si joli sourire, il n’arrive pas à imaginer à quel point le gouffre entre eux est en train de s’agrandir. Alors, c’est décidé, pour aujourd’hui, il va faire comme si il n’existait pas. Il ne peut plus rien faire pour l’instant, il est démuni face aux remparts qu’elle a soigneusement placé entre son esprit et Max. Et il faut dire qu’après avoir tenté de les dépasser maintes fois, ils sont toujours aussi solides après toutes ces années. Ses mains sont refermées sur sa silhouette, et à ce moment précis, il la tient et c’est tout ce qui compte. C’est la complicité qui prend le dessus. Un sourire en coin apparaît, sincère, après la question de sa brune. « Pour commencer, tu vas devoir m’attendre un peu plus souvent pour aller te doucher. » Il fronce un instant les sourcils, amusé malgré tout, en repensant à sa fourberie matinale. Son étreinte se resserre autour d’elle. Sa réflexion suivante le fait grimacer. Elle sait très bien qu’il déteste ce genre de remarques, il ferme un instant les yeux, comme si cela pouvait l’empêcher d’avoir l’image en tête. « Ca ne compte pas, tu n’avais pas ces jolies fesses à ce moment-là ! » Pour appuyer son propos, il tapote gentiment du plat de la main le bas de ses reins, juste avant qu’elle ne lui échappe, non sans lui avoir volé un petit baiser au passage. « Cette époque est révolue, d’toute façon, je suis le seul à profiter de la vue. Frangin, ou pas, Madame ! » dit-il bien campé sur ses deux pieds, d’un ton moins autoritaire que prévu. Il la regarde faire, s’installer puis papouiller leur compagnon à quatre pattes. Un petit sourire en coin lui vient lorsque la remarque de Louisa lui parvient. Archie est le témoin de leur relation, il en a marqué le début. Se seraient-ils rencontrés et en seraient-ils là, maintenant, sans ce bout de chien ? Max a quelques doutes à ce sujet. Vu le rythme de vie de Louisa, elle ne serait pas forcément venue assez de fois à son bar pour qu’il puisse vraiment la connaître et lui proposer de la revoir. Et pas sûr que ce barbu derrière son bar l’aurait bien fait rêver. Lorsqu’elle s’intéresse de nouveau à lui, il hausse les épaules et regarde aux alentours. « Je n’y avais pas encore réfléchi, à vrai dire. Tu sais, le dimanche, c’est jour de repos. » dit-il dans un petit sourire, tout en s’approchant et s’accroupissant afin de se glisser derrière elle et s’asseoir à son tour dans l’herbe. Il lâche un soupire, et ses mains regroupent la chevelure de sa belle pour les décaler sur l’une de ses épaules, dégageant un profil. « J’hésite. On peut faire une sieste ici, ou alors on peut aller manger un petit bout au restaurant… » Un petit rire lui échappe, il pense au fait qu’il s’est levé il y a à peine plus d’une heure et que c’est à peu près le même laps de temps depuis son dernier repas. Il tapote le flanc d’Archie qui passe à côté de lui. « Et si on prenait un copain à Archie ? Tu crois qu’il aime les chats ? » Max affiche une moue dubitative tout en posant cette question à l’experte en animaux. Soudain, il se redresse. « Je sais ! J’ai vu une jolie petite voiture pour toi. On a qu’à aller la voir, j’te la montre ! La tienne est toute vieille, toute moche… » Et pour ponctuer sa constatation, il lui adresse son sourire de sale gosse.
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