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 you look like you need my help

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sinaola girl

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MessageSujet: you look like you need my help   Jeu 14 Avr - 17:03


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Devenait-elle paranoïaque ? Perdait-elle la tête ? Elle craignait, au fil des jours qui passaient, devenir totalement folle. Depuis combien de temps était-elle sous l’emprise des Sinaola ? Depuis combien de temps devait-elle mentir pour eux, bosser pour eux ? Elle avait l’impression que cela faisait une éternité – et peut-être bien que c’était le cas. Elle avait le sentiment que son cauchemar serait sans fin. Elle avait l’impression que bientôt, plus rien de positif ne resterait d’elle. Elle avait pourtant de quoi tenir : des amis, un boulot qu’elle adorait et une faculté à voir le bon côté des choses sans limite. Sauf que plus le temps passait, plus son optimiste s’obscurcissait. Bientôt, il ne resterait rien de valorisant la concernant : elle sentait les ténèbres l’engloutir à petit feu et elle détestait ce sentiment d’impuissance. Ce sentiment d’être soumise et à la merci de pervers malsains. Esteban Martinez ne la lâcherait pas aussi facilement. Elle l’avait compris encore plus lorsque quelques jours plus tôt, il l’avait convoqué pour une petite heure. Elle avait d’abord cru qu’il souhaitait ses faveurs charnels – ce qui la dégoûtait – mais elle avait bien fini par comprendre que le Président, le grand Martinez ne touchait pas à la marchandise. Non, les femmes n’étaient pas son pêché mignon. Et tant mieux pour elle – ou pas. A la fin de l’entretien, elle avait souhaité qu’il l’appelât pour abuser de son corps et non pas pour lui demander – pardon, exiger – de garder un œil ouvert sur ses hommes. Sur ses proches. Sur Edgewood. Et de lui faire un rapporte chaque fin de semaine. Il avait été très clair et très persuasif. Toujours persuasif. Il connaissait son point faible, sa faille et elle aurait adoré pouvoir lever la tête haute et lui refuser tout ce qu’il attendait d’elle. Mais elle n’en avait pas le pouvoir. Alors sans dire un mot, elle avait accepté ses demandes.

Depuis, elle épiait tout le monde. Elle observait tout. Des touristes à ses collègues. Elle avait l’impression de violer leur intimité. Pourtant, avant tout ça, elle passait déjà énormément de temps à observer le monde qui l’entourait. A imaginer leur vie. Cela l’amusait beaucoup et la fascinait aussi. A présent, cela ne l’amusait plus du tout et elle se sentait fautive. Aussi malsaine que ceux qui la tenaient sous leur joug. « Ana, tu penses à quoi là ? Réveille-toi un peu, s’il te plait, le client n’attend pas. » Ricardo la secoua légèrement – fermement bien que délicatement. Il se doutait bien que sa cuisinière – sa seule cuisinière – lui cachait quelque chose. Il se doutait bien, elle en était persuadée, que son secret pouvait être lié aux mexicains qui prenaient l’ascendant sur la ville. Pourtant, il ne la virait pas et ne lui posait aucune question. A chaque jour de travail, elle vivait sous la crainte qu’il en découvre réellement sa double vie et qu’il ne la vire sur le champ. Car cela signerait son arrêt de mort – elle ne pouvait pas le voir autrement. Cuisiner était pour elle quelque chose de vital, de libérateur, de revigorant et un bonheur sans fin. « Désolée, chef. La table 10, » lança-t-elle plus fort à l’attention des serveurs. Elle aurait toute la soirée pour réfléchir et s’apitoyer sur son pauvre sort. A présent, elle devait se concentrer sur ses plats à préparer.

A la fin de son service, elle se sentait exténuée. Vidée. Elle ne souhaitait qu’une chose : rentrer chez elle. Mais elle devait tout d’abord passer au club de boxe. Se défouler. Frapper, frapper et frapper encore. Cela lui évitait d’exploser et de garder son secret et ses émotions pour elle. Elle ne pouvait en parler à personne – et certainement pas à ses amis. Elle n’avait évoqué le sujet qu’à un flic ripoux qui l’avait prise sur le fait accompli. Elle n’était pas le genre de personne à pouvoir garder un secret. Elle était un livre ouvert, et elle en avait toujours été fière. Elle détestait les non-dits, les mensonges et l’hypocrisie. Quelle ironie, pensait-elle. Elle était perdue dans ses pensées quand elle percuta quelqu’un. « Oh, désolée, je ne regardais pas où je marchais, » dit-elle spontanément. Avant de lever les yeux vers le grand brun qui lui faisait face. Elle mit plusieurs secondes avant de le reconnaitre : un flic. Et pas n’importe lequel. Le Sheriff adjoint – et celui qui l’avait déjà questionné quelques semaines plus tôt lors d’une petite altercation qui avait eu lieu au Rital. « Bonsoir, Monsieur le Sheriff Adjoint. Si vous avez faim, je suis désolée, c’est un peu tard et j’ai terminé mon service, » s’excusa-t-elle rapidement, espérant ardemment qu’il n’exigerait pas un plat alors qu’elle venait de tout nettoyer et tout ranger. Quelque part dans le regard du jeune flic, elle comprit qu’il n’était pas là par hasard…












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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Mer 20 Avr - 0:04


Une journée de plus venait de s'écouler à Edgewood, une journée supplémentaire ou les Sinaola prenaient de plus en plus de pouvoir sur la ville. Le sherif était impuissant, les mains trop liées à la bureaucratie et à la loi. Son adjoint avait tendance à penser qu'il ne prenait pas vraiment le problème au sérieux, qu'il s'imaginait que ces mecs-là ne pourraient jamais avoir un contrôle immense. Pourtant, chaque jour, Traynor parvient à voir l'inquiétude qui grandit parmi la population. Ce n'est pas rare que sur son passage des murmures se fassent entendre du genre "mais que fait la police ?", "la police ne fera jamais rien !", "de toute manière, ils bossent tous pour ces salopards"... Entendre ça, c'est loin d'être facile et un bon nombre de fois, il aurait aimé s'arrêter, se retourner et exprimer le fond de sa pensée. La police bouge, la police se casse le cul à faire son possible pour ralentir cette fichue bande, mais c'est loin d'être facile ! La justice ne se fait pas respecter grâce à un claquement de doigt. Pour inculper et arrêter quelqu'un, il faut des preuves. Hélas, les Mexicains sont malins et ne laissent aucune petite miette pouvant les faire arrêter. Jarvan a déjà eu plusieurs fois des contacts avec le chef des Sinaola et ça c'est toujours passé... disons de manière tendue et parfois violente. Son principal ennemi en ville n'est autre que Esteban, c'est loin d'être une bonne idée, mais tant pis. Au moins, cet enfoiré sait à quoi s'en tenir avec le sherif adjoint.

Ce soir, il avait quitté le poste assez tard, habillé en civil pour changer. En fait, il avait l'intention d'aller voir quelqu'un et pour ça, il préférait ne pas avoir son costume de flic, histoire de ne pas vraiment éveiller les soupçons. Un simple jean, un t-shirt et une veste en cuir, c'est tout ce qu'il faut pour lui donner un air normal et oublier l'agent de police. Direction le restaurant "Le Rital" pour parler à la cuisinière qu'il a déjà interrogé il n'y a pas si longtemps. C'était l'heure de la fermeture ou presque, mais il n'était pas parvenu à se libérer plus tôt. Avec sa chance, il va la rater. Pourtant, ce ne fut pas le cas, il arriva presque au moment où elle sortait. Sans le vouloir, elle le percuta et s'excusa, mais ne tarda pas à le reconnaître. Visiblement la réputation de l'adjoint n'est plus à faire à Edgewood. Contrairement à ce qu'elle pensait, il n'était pas là pour manger un bout, mais pour lui parler. "Bonsoir Ana," répondit-il histoire d'être un minimum cordiale. "En fait, je ne suis pas là pour manger. Est-ce qu'on peut marcher un moment..." proposa-t-il histoire de ne pas rester sur place et d'éveiller moins l'attention des gens, bien qu'il n'y ait pas grand monde dehors. "Je suis venue vous parler et sachez que ceci n'a absolument rien d'officiel. La preuve, je suis en civil," explique-t-il pour la rassurer et qu'elle ne s'inquiète pas.

Jarvan n'imposa pas la direction ou aller pour marcher, il la laissa faire, comme ça, si elle voulait aller quelque part, elle s'en rapprochait. "Vous connaissez les Sinaola, n'est-ce pas ?" dit-il directement sans chercher à faire des détours. A quoi bon ! Autant attaquer par le vif du sujet, c'est bien pour ça qu'il est là. "Vous êtes à leur merci ? Pris au piège dans leur histoire ?" Elle pouvait nier, c'était surement plus sûr pour elle. "Sachez que vous n'avez pas à avoir peur où vous méfier de moi !" Jarvan se voulait rassurant, il a appris à rassurer les victimes quand il travaillait à Boston. Avec elle c'est différent, mais finalement l'issue est la même, il veut l'aider, même s'il ne connait pas encore la nature de ses "relations" avec les Mexicains.



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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Jeu 21 Avr - 16:59


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Elle n’avait croisé le Sheriff Adjoint qu’une seule fois dans sa vie – quelques semaines plus tôt lorsqu’il y avait eu cette altercation au restaurant. Elle ignorait toujours ce qu’il s’était réellement passé, bien qu’elle sache pertinemment qu’il ne s’agissait pour une fois pas des Sinaola. Elle n’avait absolument rien à se reprocher alors, et n’avait pas pu être d’une bonne aide pour cette minime enquête – se trouvant lors de l’incident dans les cuisines. Mais si elle ne lui avait parlé qu’une seule et unique fois, la réputation du Sheriff Adjoint n’était plus à faire, ni à discuter. Il était plutôt bon dans son job, si on omettait les critiques en ville concernant la police globale d’Edgewood. Ils avaient pourtant tous eu bonne réputation et avaient tous été respectés autrefois – lorsque la paix et la sécurité existaient encore. Mais depuis que les mexicains débarquaient sur le territoire en terre conquise, la police avait perdu énormément de point : et Jarvan Traynor n’y échappait pas malgré lui. Ana la première aurait aimé leur demander à tous – absolument tous – ce qu’ils attendaient pour se bouger le cul et arrêter cette vermine. Elle aurait aimé le crier même. Elle aurait aimé hurler sa colère et son désespoir. Mais la petite voix dans sa tête l’en empêchait, car au fond d’elle elle savait que la police était sans défense face à ce gang trop soudé et trop soutenu depuis des années. Ils avaient été patients et cela avait payé. Ils étaient intelligents, minutieux et prudents – ils ne se liaient à personne risquant de les mettre en danger : sinon, la mort assurée. Depuis des mois qu’elle bossait pour eux, elle avait pu s’en rendre compte. Et depuis deux semaines qu’Esteban le lui avait demandé, elle n’avait pas eu le choix que de le remarquer concrètement. Elle devait garder l’œil ouvert, observer, enregistrer et rapporter chaque détail au Président et au Diable de sa vie. Pourquoi avait-elle accepté ? Elle aurait pu rétorquer : comment aurait-il pu refuser ? Elle n’avait plus aucun choix dans sa vie depuis qu’elle bossait avec eux. C’était obéir ou mourir. Et elle aimait encore trop la vie pour prendre le choix de crever quitte à garder sa dignité. Si encore elle n’avait eu à penser qu’à elle… mais il y avait Stelian et elle s’était fait la promesse de veiller sur lui, quoiqu’il lui en coûte.

Amen.

« Bonsoir Ana. En fait, je ne suis pas là pour manger. Est-ce qu'on peut marcher un moment... » Elle fut surprise lorsqu’il prononça son prénom. Elle se doutait que, pour être un bon flic il fallait avoir une bonne mémoire, mais elle ne put s’empêcher d’être étonnée qu’il se souvienne qui elle était. Elle le fut moins quand il lui proposa de marcher un peu ensemble pour … papoter. Un flic était intelligent en règle générale, et si l’on en croyait les rumeurs, Jarvan était l’un des meilleurs. Bien sûr qu’il avait un objectif dans chaque démarche qu’il effectuait. Et ce soir, il semblait qu’elle était son objectif numéro un. Merde. Saurait-elle le repousser ? Saurait-elle le duper ? Saurait-elle lui mentir ? A présent que le trafic de prostitution des Sinaola était « connu », ce n’était qu’une question de temps avant que l’on découvre « quelles étaient ces femmes de petites vertus ». « Euh… j’imagine que oui, » finit-elle par répondre après réflexion. Que pouvait-elle prétendre ? Pour quelles raisons aurait-elle décliné son invitation ? Elle n’en trouvait aucune. Elle sourit nerveusement lorsqu’il tenta de la rassurer quant à sa tenue de civil. Elle avait beau n’avoir jamais eu affaire à la police directement, elle n’était pas idiote au point de penser que, civil ou pas, un flic restait un flic. Il souhaitait la mettre en confiance, elle le comprit tout de suite. C’eut pour effet de la déstabiliser et de la mettre sur ses gardes. « Je pensais que l’accident de l’autre fois avait été résolu depuis le temps, » plaisanta-t-elle, faisant allusion au seul incident qui les avait fait se rencontrer officiellement. Après tout, pour quelles autres raisons aurait-il pu vouloir lui parler ? Elle tentait de se convaincre mentalement que ce devait être le sujet et la raison de cette rencontre nocturne – mais elle savait au fond d’elle que ce ne serait pas le cas.

« Vous connaissez les Sinaola, n'est-ce pas ? » Et juste comme ça, il la cloua sur place. Elle s’arrêta d’un coup, sous l’effet du choc. Elle ne s’était pas attendue à une approche aussi directe. Elle n’était pas préparée pour ce genre de questions, elle n’était pas faite pour le mensonge et encore moins pour la culpabilité. Dieu qu’elle aurait aimé souffler de soulagement et tout avouer. Mais elle avait les mains scellées et le cœur brisé de ne pas avoir le courage de tout déballer. « Vous êtes à leur merci ? Pris au piège dans leur histoire ? » Non. Non. Non. Elle sentait l’étau autour de sa poitrine se resserrer et craignait de ne plus pouvoir respirer sous peu. Elle n’avait toujours pas bougé d’un pouce depuis cette terrible question. Elle avait les doigts crispés autour de son sac et laissait le froid l’envahir, la faisant trembler des pieds à la tête. Il lui fallut plusieurs secondes, voire minutes, avant de pouvoir se remettre à marcher et reprendre une respiration quasi-normale. « Je ne vois pas de quoi vous parlez, » dit-elle alors d’une petite voix qui laissait nettement percevoir son angoisse et sa peur. Elle rit légèrement lorsqu’il lui assura qu’elle n’avait rien à craindre de lui. Pensait-il réellement qu’elle le craignait ? Pensait-il réellement que c’était de lui qu’elle avait peur ? Que c’était lui qui l’empêchait de parler et de se confier ? Mais il pouvait tout lui proposer, tout lui promettre, la réalité n’y changerait rien : elle était bien prise au piège. « Je ne sais pas pourquoi vous avez pensé pouvoir obtenir une quelconque information de ma part… Je ne suis qu’une simple cuisinière ici. Croyez-moi, vous perdez votre temps… » ajouta-t-elle toujours d’une petite voix délicate. Elle ne souhaitait pas l’agresser, ni même lui mentir. Mais elle ne pouvait pas lui faire confiance. A personne. Elle était seule dans cette merde et personne ne pouvait venir la délivrer – elle avait fini par le comprendre et l’accepter. « Qu’est-ce qui vous a fait croire que je pouvais vous aider ? » demanda-t-elle cependant… curiosité malsaine ? Peut-être. N’empêche que si Jarvan Traynor la soupçonnait de détenir des informations pouvant l’aider, il ne serait sans doute pas le seul…









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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Lun 2 Mai - 1:16


Dans une vie de flic, il y a souvent des choses qui ne sont pas toujours faciles à faire. La première c'est sûrement de devoir annoncer à des gens que le corps d'une personne proche a été retrouvé. Oui, il n'y a rien de pire que ça, voir la douleur sur les visages, les émotions transpercer leur corps et les abattre. Même pour un policier qui n'est pas de la famille, c'est toujours difficile de voir la peine, ça parvient toujours à les toucher. La deuxième, ça pourrait voir la mort de quelqu'un en direct, un coéquipier ou un innocent qui aurait dû être protégé. Hélas pour lui, Jarvan a vu son coéquipier mourir dans ses bras, d'ailleurs, il se sent toujours coupable de ça. Ce n'est pas tout, il y a encore de nombreuses choses dont celle de devoir parler avec quelqu'un qui n'est plus vraiment libre de ses mouvements. Ce monde est rempli de vicieux salopards qui aiment avoir le contrôle et pour ça ils n'hésitent pas à s'accaparer des innocents d'une manière ou d'une autre. Trouver la confiance de ses pauvres personne est extrêmement difficile et la plupart du temps c'est comme se prendre un mur en pleine face.  

Ce soir, avec Ana, l'adjoint était presque sûr que ça n'allait pas être facile. Mais, il ne pouvait pas renoncer, si c'est une victime c'est son devoir de l'aider. N'a-t-il pas prêté serment ? Pour commencer, il n'entra pas dans le vif du sujet, se voulant sympathique et voulant la mettre en confiance. Il ne l'avait vu qu'une fois, mais ce fut suffisant pour lui pour voir que derrière son joli sourire se cachait une sorte de peur. C'est peut-être les années de métier qui lui ont permis de reconnaitre ces signes-là. A force de voir des personnes qui se cachent derrière des sourires amicaux qui sonnent légèrement faux et des regards qui trahissent leurs vraies pensées du moment. Histoire de passer un peu plus inaperçu ou juste d'être moins suspect, il lui proposa de marcher et là, il y alla peut-être un peu trop directement en posant sa première question. Quoi que... celle-ci lui semblait banal et normal vu la situation actuelle en ville. Le fait que la jeune femme semble perturbée lui mis la puce à l'oreille, ce devait donc être pire que ce qu'il imaginait. Toutefois, il ne fit pas de remarque sur son comportement, il en déduisit seulement qu'elle avait des problèmes avec eux, ce qu'il fit comprendre à haute voix.

Ana mit quelques secondes à se reprendre, quoi qu'il en soit, maintenant il sait qu'elle a un lien avec "l'ennemi". Comme le ferait n'importe qui, elle nia l’évidence ce qui n'était pas du tout crédible au vu de sa réaction précédente. Qu'on le veuille ou non, le corps finit toujours par nous trahir et pour elle ça n'avait pas mis bien longtemps. Un soupire lui échappa, ça n'avait rien d'étonnant qu'elle ne lui dise pas ce qu'il aurait voulu entendre. Les Sinaola sont tout sauf des enfants de cœur et il y a de quoi les craindre. La demoiselle chercha à se justifier, mais elle n'avait pas à le faire. En fait, elle en faisait trop, même un flic amateur pourrait trouver ça louche. "Pour le moment, je n'ai pas demandé d'information..." répondit-il avec douceur. C'était la vérité, il avait demandé si elle connaissait les Mexicains et si elle avait des problèmes. "Je cherche juste des réponses à mes questions," avoua-t-il en toute sincérité en étant toujours sympathique. Malgré le fait qu'elle ait nié, la curiosité la piqua un peu trop. C'était amusant de voir les réactions des gens. Glissant ses mains dans ses poches, il observa quelques secondes le ciel avant de lui répondre tout en la regardant : "Je ne suis pas là pour obtenir votre aide. C'est moins qui vient vous aider, Ana !" C'était la première intention de Traynor, aider la jeune cuisinière. Elle lui avait semblé sympathique et personne ne mérite d'être sous le joug d'un groupe de tyran. Après, il est vrai que d'une certaine manière, elle pourra peut-être l'aider. "Vous ne devriez pas avoir peur de me parler. Vous pouvez me faire confiance. Et comme je vous l'ai déjà dit, ceci n'a rien d'officiel. Tout ce que vous pourrez me dire restera entre vous et moi. Je cherche à vous aider. J'ai vu beaucoup de personnes qui étaient coincées sous l'influence de gang et je sais les ravages que ça peut faire." D'une manière ou d'une autre, il veut l'aider et ne pas la laisser tomber. A Boston, il en a vu des familles qui ne pouvaient rien faire, qui devait cacher de la drogue ou des armes chez eux en attendant que les gars viennent récupérer leur matos. Leurs vies étaient remplies de peur, impossible d'échapper à ses types. Ce sera la même chose pour Ana si elle ne fait rien.  Accepter l'aide d'un flic, c'est déjà faire un pas en avant.



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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Mar 3 Mai - 16:49


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Ce n’était qu’une question de temps avant que sa double vie ne soit connue de tous – et plus particulièrement de tous ceux qu’elle aimait. Elle l’avait compris à la sortie de l’article de Taylor. Elle avait compris que bientôt, les mensonges seraient finis. Et partiront avec eux l’espoir de sortir de ce gouffre. Car elle en était persuadée, une fois que l’on apprendrait qu’elle bossait pour les Sinaola, elle perdrait tout. Absolument tout. Son travail, qu’elle aimait tant et qui l’empêchait de sombrer dans les bas-fonds d’une dépression certaine. Son frère qui ne lui pardonnerait jamais d’avoir choisi de se sacrifier pour lui – alors qu’il savait se débrouiller seul depuis des années, il ne manquerait pas de le lui faire savoir. Ses amis, qui ne pourraient plus la regarder de la même manière. Ils pourraient peut-être essayer de comprendre les raisons qui l’avaient poussée à prendre cette voie, mais au fond ils ne comprendraient jamais. Elle se retrouverait seule et sans un sou – sauf l’argent que lui rapporterait ce maudit club qu’elle avait osé défier. Elle l’avait compris au fil du temps. Depuis cinq mois à présent qu’elle était embarquée dans cette mauvaise aventure, elle avait pu comprendre quelle influence les mexicains avaient – quelles relations les protégeaient – et quelle était l’étendue de leur pouvoir. N’importe quel flic dans cette ville ne faisait pas le poids – entre ceux qui étaient mêlés de près dans leurs affaires et ceux qui ne pouvaient rien légalement parlant contre eux… et le Sheriff Adjoint n’en savait pas plus que les autres. Elle le réalisait à présent qu’il se présentait à elle, ce soir, pour lui poser des questions. Pourquoi ? Comment ? Elle l’ignorait encore, mais elle était persuadée qu’il se doutait de quelque chose la concernant, et qu’il espérait par son biais obtenir des réponses. « Tout le monde connait les Sinaola, » répondit-elle, tandis qu’il assurait ne pas avoir encore demandé d’informations. Peut-être pas directement, mais le sous-entendu avait été très clair, même pour la jeune femme qui avait été si longtemps naïve. « Il est difficile de les louper, surtout depuis cet article… » Il n’y avait pas un seul citoyen de Edgewood qui ne connaissait pas ce club mexicain. A moins d’être attardé et avoir moins de deux ans. « Je ne pense pas être celle qui puisse vous apporter des réponses, » s’excusa-t-elle d’un demi-sourire, sincèrement désolée. Elle l’était. Pour lui. Pour elle. Pour ce gâchis. La vie aurait été tellement plus simple si elle n’avait plus rien eu à perdre. Sauf qu’elle tenait encore à la vie et qu’elle avait Stelian. Si les flics s’imaginaient pouvoir les protéger tous les deux avant que les Sinaola ne les atteigne si elle osait parler… ils se trompaient lourdement. Ils n’avaient rien eu jusque-là pour coincer les mexicains, ils n’obtiendraient absolument rien de plus maintenant que l’on ne parlait que d’eux. Perdue dans ses pensées, elle se retourna vers lui lorsqu’il lui assura voulait l’aider, elle. Quelques semaines plus tôt, elle aurait été ravie d’entendre cette proposition et aurait sans doute laissé place à l’espoir. Mais à présent… « Je n’ai pas besoin d’aide, Sheriff. Mais toute la ville a besoin d’aide, ça c’est sûr. Il y a des couvre-feux et le restaurant souffre du manque de clientèle le soir par rapport à avant… j’imagine que c’est un peu partout pareil. » Elle noie le poisson et elle invente une histoire, elle invente son « je ne comprends pas de quoi vous voulez parler ».

« Vous ne devriez pas avoir peur de me parler. Vous pouvez me faire confiance. Et comme je vous l'ai déjà dit, ceci n'a rien d'officiel. Tout ce que vous pourrez me dire restera entre vous et moi. Je cherche à vous aider. J'ai vu beaucoup de personnes qui étaient coincées sous l'influence de gang et je sais les ravages que ça peut faire. » Que c’était terriblement tentant de se laisser aller à la confession. De soupirer et de tout dévoiler. De pouvoir se reposer sur l’épaule de quelqu’un. Que c’était tentant de regarder dans ces grands yeux bruns, des yeux d’un homme prêt à tout pour vous aider mais surtout obtenir des réponses à ses questions, et de ne plus rien cacher. De ne plus mentir. Etait-elle stupide que de refuser ? Que d’hésiter ? « Je suis désolée, Sheriff Traynor. J’ignore pourquoi vous pensez que je peux vous aider, ce qui a bien pu vous faire penser cela, mais je ne sais absolument rien. Et si vous tenez légèrement à la vie, vous ne devez rien savoir non plus… » Ne se doutait-il pas qu’ils pouvaient être observés ? Epiés ? Qu’elle était étroitement surveillée depuis le début, car si toutes les filles des Sinaola bossaient pour eux au Sinaola’s Paraiso, elle n’en faisait pas partie… elle restait dans la vie active, cachée de tous et pour une simple et bonne raison : rapporter chaque faits et gestes du monde extérieur à Esteban Martinez. Elle savait déjà qu’elle devrait parler de cette rencontre, car de toute façon il serait déjà au courant. Sa position était merdique – il n’y avait pas d’autre mot. « Ce n’est pas vrai… » murmure-t-elle arrivée à sa voiture… qui avait disparu. Manquait plus que cela. « Je ne comprends pas, je suis certaine d’avoir été garée-là… je rêve. Vous n’auriez tout de même caché ma voiture pour pouvoir me parler ? » tente-t-elle de plaisanter, mais pas rassurée du tout.




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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Mar 10 Mai - 23:46


C'est difficile de ne pas connaître les Sinaola en ville. Ils sont partout, sur toutes les lèvres et font la terreur de beaucoup d'habitant. En fait, ils sont une sorte de gangrène qui pourrit la vie de fond en comble, c'est comme une peste trop maligne pour être éradiqué et contaminant tout le monde. C'est triste que les choses aient évolués de cette manière. Edgewood est une petite ville qui ne mérite pas un tel sort. Mais c'est sûrement ce qui doit arriver à un endroit pareil. C'est tranquille, pas très grand, un endroit sans histoire... qui pourrait s'alarmer de voir un groupe de Mexicain débarquer alors que tout leurs papiers sont en règles ? Et même si ce n'était pas le cas, ce ne sont pas n'importe qui. Les Cartels c'est comme la Mafia, on ne s'attaque pas a eu sans avoir peur des conséquences. Les paroles de la jeune femme n'avait rien d'étonnant, elle disait comme tout le monde. Oui, elle avait vu les articles dans le journal local, elle les avait surement croisés et sa route l'avait sûrement fait passer devant leur bar. En soit rien d'extraordinaire. Mais est-ce la pure vérité ? Ni a-t-il pas quelque chose qu'elle ne lui dit pas ? Des faits qu'elle garde pour elle ? Au fond de lui, il en est sûr, mais il n'est pas là pour mener un interrogatoire musclé ou le témoin doit à tout prix cracher la vérité. A quoi bon l'effrayer ? Si elle a des problèmes avec les Mexicanos, il ne peut pas enclencher chez elle une peur bleue de la police en plus de ça. Ana ne voulait pas de son aide, elle refusait la main tendue qu'il lui tendait et intérieurement ça lui fit mal au cœur. C'est toujours comme ça, à chaque fois la peur les oblige à refuser. Pourquoi les tyrans parviennent-ils à inspirer ce sentiment à chaque fois ? C'est tellement horrible.

L'adjoint ne se laisse pas abattre, il veut la convaincre, mais ce n'est pas une mince affaire. Un soupire s'échappe de sa bouche alors qu'elle assure qu'elle ne peut vraiment rien pour lui, allant jusqu'à lui conseiller de ne rien savoir. Si elle savait à quel point il pourrait avoir des ennuis avec les Sinaola. Pour leur chef, il est sûrement son ennemi numéro 1, sa bête noire qui lui colle aux trousses jusqu'au moment où il fera une erreur. "Il faut croire que j'ai choisis le mauvais métier pour ce qui est de tenir à ma vie. Je n'ai pas peur des Sinaola ! Ce ne sont que des connards qui se pensent forts, car on n'a rien contre eux. Et si la loi ne me retenait pas, ça fait bien longtemps que je leur aurai mis une balle dans la tête à tous. Mais, il y a des règles que je ne peux pas forcément contourner." Cela fait bien longtemps qu'il rêverait de pouvoir faire justice lui-même, comme ce que l'on peut voir dans les films. Hors, la réalité est tout autre. Jouer les Rambo ne lui apportera rien, hormis des années de prison... Ou un contrat sur sa tête.

La jeune femme se stoppa et eue l'air étonné en voyant une place de parking vide. Jarvan arqua un sourcil interrogatif qu'elle ne devait sûrement pas avoir vu qu'elle était focalisée sur l'endroit où se trouvait sa voiture avant. Car oui, d'après ce qu'elle lui disait, son véhicule n'était plus là. "Je vous assure que je n'y suis pour rien !" assure-t-il en levant les mains pour montrer patte blanche. "Qu'est-ce que vous avez comme véhicule ou le numéro de votre plaque si vous vous en souvenez ? Je vais appeler le poste des fois qu'elle ait été emmené à la fourrière..." Inutile de crier au loup tout de suite. Si jamais elle était mal garée, il est possible que la fourrière se soit emparée de sa voiture. Mieux vaut vérifier. Après, elle peut aussi s'être fait voler son véhicule... ou ce qu'il pense le plus probable, un coup des Mexicains. Peut-être que sa langue va finir par se dénouer...

[tu peux dire ce qu'il en est de ta voiture, si tu veux, la réponse du poste est négatif ou positive pour la fourrière]



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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Sam 14 Mai - 13:01


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Jarvan Traynor n’était pas la seule personne à lui tendre la main. Il n’était pas la seule personne à vouloir l’aider et à lui offrir cette opportunité. Il n’était pas la seule personne à vouloir faire le bien. Ana était la seule personne qui refusait toute aide. La seule qui ne prenait pas ce qu’on lui donnait. La seule qui ne profitait pas de la sécurité qu’on lui promettait. Elle ne s’estimait pas courageuse ni stupide. Elle n’estimait pas mériter cette aide, et certainement pas que ces gens – inconnus ou non – se mettent en danger pour elle. Les Sinaola lui avaient prouvé plus d’une fois en quelques mois à quel point ils avaient le pouvoir sur tout et tout le monde. A quel point ils pouvaient être fourbes et manipulateurs – et surtout malins. A quel point ils régnaient sur Edgewood. Elle avait compris l’étendue de leur pouvoir et l’étendue de leurs relations. Elle avait compris que pour les anéantir, quelques flics déterminés et des habitants révoltés ne suffiraient pas du tout. Elle avait compris que d’impliquer des innocents dans son malheur et son enfer, c’était mettre leur vie en danger. Et elle n’était pas égoïste. Elle ne laisserait pas son désespoir et cette vie qu’elle haïssait plus que tout la changer. Elle était dans ce pétrin par sa propre faute. Parce qu’elle n’avait pas suffisamment réfléchi avant d’agir. Parce qu’elle avait placé le bien-être et la sécurité de son frère avant son propre intérêt. Elle avait accepté le chantage de Martinez et elle l’avait accepté en connaissant parfaitement ses options. Elle détestait ce choix et cette vie, mais si c’était à refaire… elle le referait. La vie était faite de surprises, bonnes et mauvaises – se répétait-elle chaque jour. La vie était remplie de doutes, de craintes, de rêves et de choix. Elle pouvait choisir de protéger un maximum de personnes en gardant le silence. Elle ne protégeait pas les Sinaola en ne parlant pas. Jamais. Elle protégeait cet homme qui semblait ne pas réaliser dans quel danger il se mettait rien qu’à lui parler. Rien qu’à lui poser des questions. Rien qu’à l’approcher… « Il faut croire que j'ai choisis le mauvais métier pour ce qui est de tenir à ma vie. Je n'ai pas peur des Sinaola ! Ce ne sont que des connards qui se pensent forts, car on n'a rien contre eux. Et si la loi ne me retenait pas, ça fait bien longtemps que je leur aurai mis une balle dans la tête à tous. Mais, il y a des règles que je ne peux pas forcément contourner. » Elle comprenait sa frustration. Elle la comprenait car elle la ressentait – elle n’était pas flic, mais si elle avait pu tirer une balle dans la tête de chaque membre de ce club pourri jusqu’à la moelle, sans risquer une peine de prison, voire la mort, elle l’aurait sans doute fait depuis longtemps. Elle comprenait son courage – après tout il était flic et pour choisir cette voie, il en fallait. Il aurait sans doute eu plus de chance avec une autre des filles, plus effrayée et plus désespérée qu’elle sans doute. Mais Ana refusait d’être celle qui mènerait cet homme – et tout autre personne – en danger de mort.

La disparition de sa voiture était un avertissement. Elle n’en doutait pas un instant. Elle avait été victime plus d’une fois des petits tours des Sinaola, essayant de l’intimider et de lui prouver qu’ils étaient là, même quand elle ne les voyait pas. Qu’ils la surveillaient et ne la quittaient pas des yeux. Juste histoire de s’assurer qu’elle ne s’imagine pas être intouchable quand elle était loin d’eux. « Je vous assure que je n'y suis pour rien ! » Elle failli rire. Il n’avait aucunement besoin de se justifier, elle savait parfaitement pourquoi sa voiture n’était pas à son emplacement initial. Elle craignait la présence de l’un d’entre eux, proche, trop proche. Elle craignait que de la voir avec un flic après la fermeture du restaurant la rendrait suspecte. Elle craignait surtout que leur discussion soit écoutée – elle n’en doutait d’ailleurs même pas. Elle craignait qu’ils décident de sortir et de les abattre là, en plein parking. Elle les savait capables de tout. Elle écoutait le Shérif Adjoint sans vraiment l’entendre, trop occupée à chercher sa voiture des yeux. Sourcils froncés, légèrement angoissée et quelque peu énervée, elle finit par l’apercevoir un peu plus loin. Elle se sentit stupide. A l’avance. On penserait qu’elle perdait la boule. « Je suis désolée, Shériff, je la vois… elle est un peu plus loin, » dit-elle en l’indiquant du doigt. « Je dois être plus fatiguée que je ne le pensais, » essaie-t-elle de plaisanter tout en reprenant la marche jusqu’à son véhicule. « Je vous remercie de m’avoir raccompagnée. J’aurais aimé pouvoir vous aider, mais… » elle ouvrit la portière et se retourna vers lui, souriante. « Je ne suis pas celle qui peut vous apporter les réponses. » Elle ne lui disait pas explicitement d’aller chercher ailleurs, de ne pas abandonner ses recherches, mais l’idée était là. Elle ne souhaitait pas qu’il abandonne l’idée de les traquer et de les cerner. Elle souhaitait qu’il y parvienne, de toutes ses forces elle souhaitait qu’il la sorte de cette merde. Cependant, elle ne croyait pas que cela fut possible… « N’hésitez pas à venir goûter nos plats plus souvent… j’ignore si je serais encore là dans une semaine, » car il n’était pas certain que Ricardo la garde dans sa cuisine en apprenant pour qui d’autre elle bossait, « mais je vous promets que vous ne le regretterez pas. »



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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Sam 21 Mai - 0:14


Le sherif adjoint espérait vraiment qu'elle puisse se confier à lui, lui parler de ce qui lui arrive, sans avoir peur et sans avoir honte. A présent, il connaît les Sinaola et il sait que ce ne sont pas des enfants de cœur. Ces salauds peuvent être pire que les gangs qu'il traquait autrefois à Boston. Qu'importe qui ils sont, qu'importe ce qu'ils font, il continuera de les traquer, jusqu'à les arrêter. Il est hors de question de baisser les bras et de laisser ses enfoirés gangrener la ville plus que ça. Le problème, c'est qu'il n'a rien, absolument rien pour les arrêter. C'est pour ça qu'il vient avoir Ana, espérant qu'elle lui parle, qu'elle se décide à dire quelque chose ou juste à accepter la main tendue que lui temps Jarvan. C'était un échec, un échec cuisant. A croire que le gang est assez puissant pour infliger une peur qui empêche quiconque de parler et c'est bien ça qui est embêtant. Alors, comment faire ? Comment couper la tête d'un dragon dont on ne connaît pas le point faible ? C'est tout simplement impossible ! Du moins pour le moment, car l'adjoint n'a pas encore baissé les bras, il continuera quoi qu'il arrive. Tôt ou tard, ils feront des erreurs, le crime parfait n'existe pas.

Vu la panique de la jeune femme en ne voyant pas sa voiture, il se sentit obligé d'appeler le poste pour savoir si elle avait été emmené à la fourrière. Ce n'était pas le cas et finalement, Ana la vit plus loin. Ce n'était que ça... juste un petit oubli d'où se trouve son véhicule. Jarvan ne la blâma pas, ça arrive à tout le monde d'oublier et avec la fatigue d'une journée de travail le cerveau ne marche pas aussi bien que voulu. "Oh, ce n'est rien. Une fois mon ex-femme m'avait appelé au boulot, totalement paniqué, car elle ne trouvait plus la voiture au parking du centre commercial. Elle m'a juré qu'elle avait été volé. En fait... elle s'était juste trompée d'étage." expliqua-t-il pour la rassurer et aussi créer une ambiance plus détendue. C'est aussi un bon moyen pour qu'elle ressente un peu de sympathie pour lui et qu'une confiance s'installe. La jeune femme doit comprendre qu'il est là pour l'aider et qu'elle peut compter sur lui. Avec ces mots, elle lui fit comprendre qu'elle ne pouvait rien pour lui. C'est ce qu'elle pense, mais un jour ou l'autre, elle se tournera vers lui, il l'espère. "Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez ou me trouver !" Traynor aurait tout aussi bien pu lui donner sa carte de visite avec son numéro de téléphone. Sauf qu'il n'a pas envie de la mettre en danger. Si jamais un Sinaola tombe dessus, ça pourrait lui causer des soucis.

Il pensait partir, mais elle lui dit de passer au restaurant apprécier ses plats, car elle n'était pas sûre de rester. Ceci l'interpella, son sourcil gauche se haussa légèrement intrigué par tout ça. "Pourquoi ? Vous comptez déménager ou changer de boulot ?" demanda-t-il simplement. Pourquoi est-ce qu'elle quitterait son travail ? Elle a pourtant l'air de s'y plaire, non ? Quoi qu'il en soit, il espère bien avoir une réponse. Sans le savoir -peut-être- elle vient de lui tendre une perche, qu'il ne pouvait que saisir pour en apprendre plus.



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MessageSujet: Re: you look like you need my help   Sam 28 Mai - 12:16


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Réfléchir avant de parler. Réfléchir avant de parler. Elle se le répétait pourtant une bonne dizaine de fois. Mais toujours après avoir trop parlé avant de réfléchir. Elle n’était pas douée pour le mensonge, et cela lui avait souvent coûté. Elle aurait préféré que le Sheriff Adjoint ne relève pas ses paroles, mais c’était mal connaitre l’homme qui lui faisait face – et c’était surtout peine perdue avec un flic. Un flic analysait toujours tout et observait chaque geste, chaque mot, chaque expression, chaque émotion jusqu’à trouver des réponses. Que pouvait-elle répondre alors ? Que pouvait-elle lui dire, sans révéler la vérité malgré elle ? Non, elle ne déménageait pas. Les Sinaola ne la laisseraient pas quitter la ville aussi facilement. Elle était un avantage pour eux tant qu’elle bossait et qu’ils avaient le pouvoir de pression sur elle. Mais si elle osait s’imposer et réclamer sa liberté, ils n’auraient certainement plus besoin d’elle. Et Dieu sait ce qui lui arriverait – certainement pas la liberté tant désirée. Non, elle ne changeait pas de boulot. Mais elle connaissait Ricardo par cœur. Et embauchée une prostituée, mêlée aux affaires glauques et dangereuses des Sinaola ? Il ne l’accepterait jamais. Du moins le pensait-elle. Alors, elle attend. Elle attend que la nouvelle arrive aux oreilles de son patron. Elle attend sa sentence. Elle attend sa déception. Elle attend sa colère. Elle attend les mots qui vont la flageller. Elle attend le sentiment que sa vie perd tout contrôle. Et elle attend la peur au ventre. Que peut-elle faire d’autre ? Elle ressent déjà l’étau se resserrer depuis que Taylor a compris. Depuis que sa meilleure amie a appris qui elle était, ce qu’elle faisait de ses nuits et pourquoi elle ne la côtoyait plus. Pensait-elle vraiment pouvoir échapper aux questions, aux regards et aux jugements ? Elle l’avait fortement espéré en tout cas. De toutes ses forces. En vain.

« Je ne déménage pas, non, même si l’idée est tentante… je vis avec mon frère et trouver du boulot pour lui dans une si petite – mais adorable – ville, c’est compliqué. Parfois, je me dis qu’il aurait plus de chance ailleurs. Dans une grande ville, » raconte-t-elle, sans mentir mais sans dire la vérité non plus. Après tout, Stelian n’a pas de boulot. Officiellement du moins. Il n’a pas de visa non plus, mais ça… elle le sait car elle l’a vu, ça a été remédié par les Sinaola. Stelian peut bosser où il veut à présent avec ses faux papiers. « Mon patron aime la diversification, et j’ai vu pas mal de personnes passer des entretiens dernièrement… disons que je ne suis pas suffisamment imbue de moi-même pour me croire irremplaçable, » dit-elle en souriant, impressionnée par ce demi-mensonge qu’elle vient de sortir. Des entretiens ont effectivement eu lieu. Plusieurs mêmes. Mais certainement pas pour la remplacer – elle le sait car elle en a elle-même fait passer quelques-uns. Mais cela, le Sherrif Adjoint n’a pas besoin de le savoir. « Merci encore. Je suis exténuée, si ça ne vous dérange pas… je vais rentrer. Je vous souhaite une bonne soirée, Sherrif. » Et sur un dernier regard, lui signifiant clairement de ne pas s’inquiéter pour elle et d’oublier l’espoir qu’il misait sur elle, elle grimpe dans sa voiture et démarre aussitôt. Elle ne reprend sa respiration que lorsqu’elle ne l’aperçoit plus dans le rétroviseur.

Avait-elle bien fait ?


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