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 ‘Cause I worked so hard to put the past to rest...

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✝ âge : 32 ans
✝ emploi : Pédiatre
✝ statut : Célibataire

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✝ crédit & avatar : Mach' - Katie McGrath

MessageSujet: ‘Cause I worked so hard to put the past to rest...   Ven 16 Sep - 20:52






...Now it's tumbling down on me just like an avalanche.



La mine fermée, les doigts fermement serrés autour du volant, Blake ne répondait rien aux questions de sa mère assise juste à côté d'elle. Tout simplement parce qu'elle n'avait rien à répondre. Non, elle ne savait pas ce qui s'était passé dans la ville mais ce n'était pas très compliqué à deviner. Les arbres arrachés du sol reposaient, en tas, sur les trottoirs. Les toitures pour la plupart, étaient recouvertes de bâches de chantier, signe qu'elles étaient endommagées. Les enseignes des commerces pendouillaient au bout de leur fil électrique et les stores en tissus des restaurants volaient au vent, déchirés en lambeaux. « Une tornade, maman. » Le ton fut froid et elle ne dénia même pas tourner les yeux vers sa génitrice qui, paniquée, ne savait plus par quelle vitre regarder pour voir l'ampleur des dégâts.

Blake ne voulait pas revenir à Edgewood. Elle s'y était pliée pour satisfaire sa mère, lui imposant quand même un marché afin de ne pas rester emprisonnée dans cette ville qu'elle aurait préféré effacer de sa mémoire. Car malgré le drame qui s'était déroulé quelques semaines plus tôt, Blake reconnaissait aisément l'endroit. Des souvenirs revinrent la frapper alors qu'elle continuait de conduire, murée dans le silence. Elle se revoyait avec son sac à dos sur les épaules, traversant la route, pour se rendre au collège. Elle se souvint des rares fois où son père l'avait emmené en moto alors elle afficha une mine dégoûtée, jetant un regard à sa mère pour enfin écouter ce qu'elle racontait. « On verra bien. Tu verras, il n'y aura rien. » Avait elle dit pour réconforter sa mère qui s'angoissait de retrouver une maison totalement dévastée.



***




Deux semaines qu'elles étaient installées dans cette maison qui appartenait autrefois à ses grands parents maternels. Deux longues et pénibles semaines durant lesquelles Blake avait du courir un peu partout en ville, à la recherche d'ouvrier disponibles pour réparer la toiture qui présentait un trou béant et qui offrait une vue dégagée sur le grenier. A chaque devis, à chaque appel, la brune s'arrêtait de respirer de peur qu'on ne relève son nom de famille. Connaissait-il ? Ne connaissait pas ? Edgewood avait beau être une ville de taille moyenne, les histoires et les rumeurs y circulaient facilement. Alors à chaque nouvelle rencontre elle appréhendait le moment où, à l'écoute de son nom, la personne relèverait le nez pour lui demander si elle était bien la fille de Luke Shepherd. Chose à laquelle elle aurait répondu un « non » sec, accompagné d'un regard glacial.

Mais ce jour là, au lieu de courir après les artisans, Blake s'était rendue au magasin de bricolage pour commencer certaines des réparations par elle même. Elle y avait d'ailleurs passé la journée, jonglant entre les pinceaux et le marteau, fixant et recouvrant tout ce qui demandait à l'être depuis plusieurs années. Trop pressée d'en finir avec cette baraque qui ne lui rappelait que des mauvais souvenirs, elle sauta volontairement le dîner, préférant retirer le reste de carrelage abîmé qui recouvrait ce qui devait normalement être une salle de bain. « J'irai me chercher un truc, t'occupes pas de moi. » Avait elle gueulé pour que sa mère l'entende depuis la cuisine. Et aux alentours de vingt deux heures, la pédiatre s'offrit sa première pause. Les clés de la voiture dans la main et son sac à l'épaule, elle claqua la porte d'entrée pour prendre la route vers le quartier Est d'Edgewood.

Une fois sortie du restaurant chinois, elle chargea ses sacs à l'arrière de sa berline jusqu'à ce que son attention soit attiré de l'autre côté de la rue. Du bruit. Le bruit d'un bar. Le bruit des personnes qui rigolent et parlent trop fort mais également celui des boules de billards qui s'entrechoquent violemment. Même en plissant le regard, Blake n'arrivait pas à se souvenir de cet endroit. Sans doute parce qu'il n'était pas là, lorsqu'elle vivait encore ici. Ce bar, le « Born to Lose », elle ne le connaissait pas et ce n'était pas le fait qu'elle soit toute seule qui allait l'empêcher d'aller y boire un verre. Après tout, elle l'avait bien mérité non ?

Sans aucune gêne, elle s’engouffra dans le bar et scruta la pièce du regard. Son air précédement neutre changea pour des sourcils froncés et un regard noir. Les motards étaient toujours et bien là. Pas que cela soit une surprise, oh non. Elle en avait déjà croisé en voiture lorsqu'elle s'était baladée dans la ville. Non, c'était plus qu'elle se rendait à l'évidence qu'ils étaient encore partout. Encore aussi nombreux, encore aussi importants. Il était quasi impossible de ne pas en croiser un seul durant sa journée. Énervée mais pas pour autant découragée, elle glissa jusqu'au bar avec sa démarche lente et féline. En douceur, sans jamais baisser le regard lorsque celui d'un homme se posait sur elle, elle s'installa sur son tabouret avant de finalement s'adresser à celui qui devait certainement être le barman.

« Une bière. N'importe laquelle. J'suis pas difficile. »


Elle avait lancé sa commande avec désinvolture, sans même vraiment regarder l'homme qui allait lui servir. Jusqu'à ce qu'il se mette en mouvement. Les yeux rivés sur cet homme, elle le scruta sans aucune discrétion. Elle le connaissait, elle en était certaine. Mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Prête à s'élancer, elle ouvrit la bouche mais la referma quasi immédiatement pour détacher son regard. Elle devait faire fausse route. Et en plus, maintenant qu'elle l'avait fixé comme s'il n'était pas humain, le pauvre homme allait la prendre pour une folle.

« Merci.. » Dit elle lentement lorsqu'il fit glisser la bouteille en verre jusqu'à elle.






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✝ âge : 34.
✝ emploi : Propriétaire du Born to Lose.
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MessageSujet: Re: ‘Cause I worked so hard to put the past to rest...   Lun 19 Sep - 17:13



Les deux dernières semaines n’avaient pas été de tout repos. Après la tornade, Max avait eu besoin de calmer ses nerfs pendant un jour ou deux, et s’était d’abord occupé des formalités, en bataillant notamment avec les assurances. Il avait commencé à faire le tri dans les décombres, jetant tout ce qui ne pouvait pas être récupéré ou sauvé. Puis, les amis s’étaient pointés et avaient proposé leur huile de coude pour faire avancer les choses plus vite. La majorité d’entre eux portaient habituellement ce fameux blouson noir que Max n’avait plus autant de plaisir à arborer depuis quelques temps. Les décisions récentes du club ne correspondaient pas à sa vision des choses. Mais, il était obligé de se rendre à l’évidence, malgré cela, ses frères étaient toujours les mêmes, ceux avec qui il avait grandi pour la plupart et puis les nouveaux qui étaient venus se greffer au fil des années. Et tout ce bon groupe de bonhommes avait prêté ses bras pour déblayer, constater les dégâts, et se mettre au travail pour reconstruire tout ça, en aidant les artisans spécialisés dans la charpente qui étaient nécessaires pour reposer une bonne base. La reconstruction du bar avait pris des jours entiers au cours des deux dernières semaines. Max y passait toute la journée, ne rentrant chez lui que pour manger le soir, prendre une douche et s’endormir comme une masse aux côtés de Louisa et repartir le lendemain matin, à peine assez reposé. Mais le jeu en valait la chandelle. En effet, au bout d’une dizaine de jours, la plus grosse partie du travail était achevée. Le barbu était pressé de pouvoir à nouveau ouvrir les portes de ce lieu convivial où tous aimaient se réunir pour boire une petite bière ou s’assommer avec quelques verres de whisky. Lui restait à trouver un nouveau mobilier puisqu’à peu près tout avait été bon pour la déchetterie. La solidarité s’était alors encore manifestée : pour ses amis et ses plus fidèles clients, il était hors de question que des chaises dénaturées aient raison de la réouverture du Born to Lose.. ! Peu importait, chacun y allait de son petit geste et de son apport et bientôt, le bar avait récupéré un nombre de tables, de chaises et de tabourets convenables pour accueillir les clients, tout comme une quantité importante de verres en plastique qu’on trouvait dans les festivals alentours, qui pourraient dépanner en attendant de racheter tout le nécessaire. Une grande partie de ce qui reconstituait le bar était simplement provisoire.

C’est ainsi que Max put rouvrir son bar au bout des deux semaines d’entraide. La première soirée fut un véritable succès, tous étaient venus boire un coup et échanger quelques mots avec le propriétaire et son équipe de serveurs, l’encourageant encore et le félicitant pour la réouverture rapide. Le Born to Lose connaissait ce soir sa deuxième soirée post-tornade et il n’avait pas désempli par rapport à la veille. Kilmister se félicitait intérieurement d’avoir consacré tout son temps à la reconstruction, et d’être si bien entouré également. Il avait pu constater que dans un mauvais moment, il pouvait compter sur son entourage. Et ce soir là, Max était en pleine forme, complètement motivé pour satisfaire sa clientèle. Il débordait d’énergie, et on le voyait partout : derrière le bar, près du billard, et auprès des Crowbars qui avaient retrouvé leurs places habituelles.
Ce que personne ne savait, c’est que si il avait réussi à garder l’esprit concentré essentiellement sur son travail, c’était aussi pour oublier un moment ses problèmes personnels, en l’occurrence avec Louisa. L’ambiance n’était plus la même ces derniers temps, sa femme lui glissait entre les doigts, il s’en apercevait jour après jour et ne comprenait pas ce qu’il se passait. Les bonnes questions ne lui venaient pas, et l’esprit féminin était encore trop mystérieux pour le barbu. Mais tout cela n’enlevait rien au souci que la situation lui causait : s’il n’avait rien à faire, il était perpétuellement préoccupé parce qui leur arrivait.

Une jeune femme s’installa en face de lui tandis qu’il vérifiait que la tireuse fonctionnait bien après avoir changé le fût quelques minutes auparavant. Il lui jeta un bref regard, ne reconnaissant pas un visage familier, il se contenta de la saluer simplement d’un « Bonsoir ! » bien jovial et accueillant, suivi de la question habituelle : « J’te sers quoi ? » Il obtint sa réponse sans que la brune ne s’attarde trop sur lui. Il eut le temps de la regarder et ses sourcils se froncèrent un peu. Il ne la connaissait pas et pourtant elle semblait lui être familière. C’était d’autant plus dérangeant qu’il était persuadé de ne l’avoir jamais vue traîner ici. Il se détourna d’elle et se mit à la recherche d’une bière, c’était à lui de la choisir pour elle et autant servir quelque chose de pas trop mal pour une nouvelle tête. Bouteille en main, il la décapsula rapidement et la voilà déposée sur le comptoir prête à être glissée devant la jeune femme qui était en train de le dévisager. Un sourire amusé anima le visage Max et il fit glisser la bouteille. « Ca va ? » Il reçut une autre commande d’un client juste à côté, il s’activa pour servir une pression et tandis que le liquide ambré coulait, il reporta son attention sur la brune. « Tu n’es pas du coin, j’me trompe ? Ou alors t’as toujours évité mon bar. » Il déposa la pinte devant le bonhomme. « Merci Max ! » et hop, le client retourna à sa table. Il pointa du doigt la bouteille qu'il venait de déposer. « Faudra me donner un avis sur celle-ci, personnellement elle me plaît bien, mais j’ai pas eu assez de retours pour tenter une commande plus importante. » Maintenant qu’il avait pris le temps d’observer un peu plus cette fille, l’idée qu’elle n’était pas une inconnue devenait plus insistante. Il ne put s’empêcher de sourire. « C’est marrant, j’suis sûr de jamais t’avoir vue ici, mais… » Sa main tournoya près de sa tempe, mimant le geste qu’il était en train de cogiter. « Je vais te remettre ! » Et il ramassa les verres vides qui trônaient sur le comptoir.
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MessageSujet: Re: ‘Cause I worked so hard to put the past to rest...   Sam 24 Sep - 15:44





I'm so confused I don't know what to feel,


Cette impression de déjà connaître la personne qui se trouvait devant elle, Blake l'avait ressenti une bonne dizaine de fois depuis son retour à Edgewood. Parfois son instinct visait juste, comme lorsqu'elle s'était présentée à l'Hôpital, pour son entretien d'embauche. La fille qu'elle avait croisé dans le couloir des urgences ne lui était pas inconnue et même s'il lui avait fallu vingt bonnes minutes avant de réussir à remettre un nom sur ce visage, elle ne s'était pas trompée. Cette fille était dans sa classe, la dernière année qu'elle avait passé dans la ville. Mais parfois, l'instinct se trompait. Sans doute parce qu'elle restait aux aguets en continue, prête à se prendre une réflexion concernant sa famille ou plus particulièrement son père. Elle en était devenue légèrement parano. Si quelqu'un osait poser le regard un peu trop longtemps sur elle, Blake commençait à s'imaginer les pires scénarios et rapidement, ses idées noires lui embrouillait l'esprit. Alors qu'au final, elle ne connaissait absolument pas cette personne.

Mais là, assise au bar, la bière fraîchement servie entre ses mains, Blake était incapable de dire si oui, ou non, son esprit lui jouait des tours. Avec son habituel air mal-aimable, la brune ne cessa de fixer l'homme en face d'elle, trifouillant dans ses souvenirs pour chercher à quel moment de sa vie elle aurait bien pu le croiser. Elle n'entendit même pas sa question. De toute façon, elle n'aurait su dire si elle allait bien ou non, la sensation était trop étrange. Ils furent coupé par la commande d'un autre client qui rappela la pédiatre sur terre. Distraitement, en attendant qu'il serve l'homme, elle bu une gorgée de sa bière jusqu'à ce qu'elle entende le remerciement du clien, adressé à un Max. D'un coup, Blake se redressa, les lèvres pincées, les sourcils légèrement froncés. Elle ne connaissait qu'un seul Max ici et il était quasi impossible qu'il soit resté dans cette ville. Pas avec l'enfance qu'il avait vécu.

Il ne pouvait pas être le Max de son enfance. Alors, elle baissa les yeux sur sa bière, souriant en l'écoutant lui demander son avis. Elle fit une petite moue, portant à nouveau le bouteille entre ses lèvres. « Elle est pas mal. Je pense que ça peut valoir le coup... ». Lentement, elle reposa la bouteille en verre, puis du bout des doigts elle pianota nerveusement sur le comptoir. Que venait-il de dire ? Lui aussi il avait cette sensation de déjà l'avoir vue ? Cela ne pouvait pas être une coïncidence. Il était impossible que lui aussi ressente ce doute sans que jamais ils ne se soient vus. Elle resta bête sur l'instant, ne sachant quoi lui répondre. Et si elle s'emportait, persuadée qu'il était le Max qu'elle avait connu en étant gamine ? Si ce n'était pas lui et, qu'après ça, il la prenne pour une grande malade ? Silencieuse, elle le laissa ramasser les verres abandonnés sur le comptoir.

Puis d'un coup, dans un élan de courage, elle releva les yeux vers lui. « J'habitais ici quand j'étais enfant. » Ses yeux bleus fixaient l'homme, comme si elle cherchait à le transpercer du regard. « Je suis partie d'ici à l'âge de 13 ans. » Mais toutes ces informations ne lui suffirait peut-être pas à savoir qui elle était exactement. « Je m'appelle Blake. » Se contenta-elle d'ajouter, passant volontairement sous silence son nom de famille. Rapidement, elle enchaîna. « J'ai connu un Max, mais il y a peu de chance que tu sois mon ancien voisin. » Elle fit une moue, récupérant sa bière pour en boire une nouvelle gorgée. « A mon avis, il a du partir loin d'ici. » Elle haussa une épaule. « Je ne vois pas ce qui aurait pu le retenir ici de toute façon. » Elle s'avançait un peu mais au final, il était quasi sûr que le Max qui se tenait en face d'elle n'était pas le Max qui était anciennement son voisin. Le sien devait être loin. Loin de sa famille, loin de son père surtout. Il avait du refaire sa vie, éloigné de tous les souvenirs douloureux que cette ville pouvait lui apporter. Sans doute. En réalité, Blake n'en savait rien. Elle avait perdu le contact depuis bien trop longtemps.





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